Noctambules

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(Résumé Vidéo du week end de tournée en fin d’article)

Nous n’avons pas encore quitté Toulouse que le ciel s’assombrit déjà. Pourtant nous sentons bien que le vent a déjà tourné et que la malédiction est à présent derrière nous. Pas de pluie depuis presque un mois sur nos dates, c’était inespéré… A quand la bénédiction?


Nous décidons donc d’accueillir ce mauvais présage à bras ouvert plutôt que de le craindre, et nous nous faufilons dans l’obscurité ambiante en toute discrétion. Il va falloir s’habituer à la pénombre, un bel itinéraire nous attends : Lot-Bretagne-Toulouse pour 3 spectacles en 3 jours, pas le choix nous prendrons la route toutes les nuits pour traverser la France dans les délais. Les monstres noctambules du laboratoire seront de sortie…

Le ciel est toujours menaçant quand nous arrivons à Prayssac. Le boulevard des airs est déjà sur place. Quelques interférences cosmiques au plateau, pendant nos balances, mais rien qui ne saurait entacher notre immersion au cœur des ténèbres. La nuit nous enveloppe alors que nous terminons d’engloutir toutes sortes de fromages lotois. Puis il est l’heure de partir à l’exploration du 46, pour la deuxième fois en une semaine.

Nos tempos sont un peu en dessous, et le groove se cache dans les chaussettes. Il va falloir puiser dans les réserves de nos organismes, déjà bien usés par la tournée d’été. Finalement nous arrivons à raccorder les wagons à temps pour embarquer tous les festivaliers. Nous rencontrons au passage une nouvelle créature de la nuit. Le bisou à son créateur.

3 cafés et 3 palabres plus tard, nous mettons le cap vers l’A62 aux alentours de 1H du matin, direction la Bretagne.

Prise son dans le camion.

11H de route devant nous pour rallier notre prochaine destination, Bégard, près de Saint-Brieuc. Ca fait mal, on boit de l’eau, du café, on monte le volume du poste radio bloqué sur les programmations de nuit, et on se concentre pour pas faire de conneries. Les paysages défilent devant nos phares, les lumières dansent devant nos yeux, les paupières s’alourdissent…

   

Mais heureusement, le café est notre ami. Et les rotations au pilotage des deux véhicules nous permettent d’éviter les créatures cauchemardesques…

Nous arrivons un peu avant midi en plein milieu d’une forêt bretonne pour le festival Java dans les Bois, 9ème édition. Le site est gigantesque et véritablement splendide.

La soirée s’annonce houleuse, vivement le retour de la pénombre…

Nous nous attaquons ensuite à un des meilleurs caterings de France, noté 4 capsules dans le GCF (guide des caterings de france). Puis nous nous endormons en milieu d’après-midi, épuisés… Un rythme de vie très sain tout ça…

23H et nous ouvrons les hostilités, les organismes ont regagné un peu de jus pendant la sieste. Dès les premières notes les créatures Bretonnes sortent de leur tanières pour répandre le chaos dans les bois.

La rencontre est explosive en plein cœur des ténèbres.

De crocodiles gonflables volent dans le public, des chaussures, des casquettes… Les Bretons sont déchainés et nous envoyons un très gros set, très énergique et très propre. Ca fait plaisir!

Nous sortons de scène heureux et lessivés. L’alchimie était là. Nous remercions vivement toute l’équipe du festival, un ovni parmi les ovnis, organisé au millimètre, et sans sécurité privée de sécurité. A la Gwallspered, ça rigole pas!

6 cafés et 6 palabres plus tard, nous prenons la route aux environs de 2h du matin, direction Toulouse et le festival Europie. 11H de route dans le sens inverse…

Là ça fait vraiment mal. Des mirages jaillissent du béton, et les conducteurs se transforment lentement en monstres au fur et à mesure des kilomètres…

Heureusement les aires d’autoroute sont elles aussi nos amis…

Mais nous trouvons le courage pour puiser au fond de nous même, une introspection grandeur nature, à grande vitesse au dessus du béton.

Arrivée à midi à Toulouse. Le site est encore plus gigantesque que la veille. Idem pour la scène. 3 énormes en 3 jours, rien de mieux pour nous redonner le moral.

Rebelote, repas et sieste, puis nous montons sur scène.

Nous sommes en mode survie, et nos instruments semblent jouer sans même avoir besoin de les toucher. La scène est surréaliste.

Mais le public, venu de toute l’Europe, n’est pas près à nous laisser filer ainsi et se dévergonde pendant ce set hors du temps.

KO technique, machines en surchauffe, direction le lit, alors que la nuit est déjà bien avancée…

Tout le périple en accéléré et en vidéo ici:

Grand merci à Quentin, Anne, Patrick et toute l’équipe du comité des fêtes de Prayssac, un accueil comme on sait le faire dans le lot! La bise au Boulevard des airs pour la contre. Très très gros respect à toute l’équipe de Java dans les bois, le festival est juste énorme. Changez rien, bisous au boss Marco, à Valentin au plateau, et toute l’équipe technique ainsi que les bénévoles. Et enfin on oublie pas toute l’équipe d’Europie, Sarah et Julia pour l’acceuil Ariste, Victor, Vincent et notre lolo national à la technique. Ca fait très démago tous ces remerciements mais honnêtement, on vient d’enchainer 3 festivals vraiment énormes, on a été accueilli comme des rois tant par l’organisation que par le public, et ça ça vaudra toujours tout les kilomètres du monde… Respect nocturnes à tous.

Sinon, en ce qui concerne la suite, on se donne rendez vous le week end prochain, pour encore 2 très grosses dates de notre tournée d’été.Vendredi 30 à Montagaillard pour le festival Truca Taoules avec Zenzile et Elisa do Brasil et samedi 31 à la maison, Albi, pour l’Urban Festival.

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