Actualités

Ici sont consignées nos dernières actualités, notre journal de bord de tournée, nos billets d’humeur, ou nos dernières créations…

Lozère: Terre du milieu

02 The Lord Of The Rings (Howard Shore) - Concerning Hobbits

Ca y est,  nous sommes en plein dans les hostilités de notre tournée d’été. Et on continue le marathon avec 6 dates en une semaine. Après Vaour samedi dernier, nous attaquons donc à la Lozère pour 4 jours de concerts. Logistique difficile oblige, nous laissons Max et Léa nos ingénieurs son et lumière à la maison pour affronter à 9 la terre du milieu de la France : Les Cévennes. Tiens, ça me rappelle quelque chose ça…

Petit musique d’ambiance.

 

Jour 1 : C’est ainsi que la communauté des neuf se met en marche, direction le massif cévénole, ce lundi 12 aout. Le chemin sera probablement éprouvant et semé d’embuches jusqu’au Mordor-Vallée Française.

6 heures de destrier rouge plus tard, nous voilà en terres cévenoles, les routes du pays sont tortueuses et notre monture profite pleinement des quelques haltes dans les auberges de bord de chemin pour respirer.

A notre arrivée dans le petit bourg de St Germain de Calberte, le plateau est déjà monté, et l’homme du Rohan, Marco, est déjà prêt à nous aider dans notre quête. Nos routes s’étaient déjà croisées par le passé, en mai, où l’homme robuste avait déjà fait montre de ses talents de guerrier-technicien derrière la console.

Son fidèle acolyte, Guillaume du Gondor, est là aussi, à l’accueil artiste et à la lumière.

21H30 et c’est la première bataille de la terre du milieu. Les hordes locales et les mercenaires touristes se mélangent dans un doux vacarme. Très bel accueil du public Lozerois, de quoi réchauffer le coeur des 9 aventuriers pour la suite de l’épopée.

La nuit nous portera dans les profondeur des Cévennes, quelques un chez Oscar, blottis dans les montagnes, et d’autre à l’abri sous les lourdes pierres des demeures d’Andrea.

Jour 2 : La nuit sera courte mais réparatrice malgré une attaque d’araignées presque géantes. Pas de doutes, l’ennemi était en mouvement pendant la nuit, il faudra être prêt à dégainer les instruments des fourreaux à la moindre occasion.

Notre hôte Oscar souhaite nous nourrir avant de nous laisser reprendre la route. Nous acceptons l’invitation de ce Radagast des temps modernes et reprenons quelques forces avant de mettre le cap sur Florac.

Les sympathisants sont nettement plus nombreux ce soir, presque un millier selon l’organisation. Mais les mouvements hostiles de la nuit ne nous ont pas trompés, les ennuis ne font que commencer…

22H, les mediums du circuit de façade et des circuits retour lâchent inexplicablement. Le son des enceintes en prend un coup… Marco est aux abois, mais nous continuons à tenir ferme la barre du navire et traçons notre route à travers le set en essayant de rattraper tant bien que mal les déficits sonores. Marco hurle au milieu de la foule de festivaliers assoiffées, mais finalement, les mediums refont leur apparition pour la fin du concert, juste à point. Nous terminons nos 1H55 de set sur les rotules, en plein milieu du champ de bataille. Nous trainons nos blessés en sureté pour la nuit et pansons nos blessures. Les corps commencent à être bien fatigués, mais la quête doit continuer…

Jour 3 : Un peu de repos en ce matin du 3ème jour d’escapade. Puis nous traversons à nouveau la Lozère, direction La Malène afin de prendre conseil auprès d’un Ent  avant d’attaquer l’ascension de la Montagne du destin. Et ce vieil arbre a eu la bonne idée d’élire domicile en plein milieu de la scène du village. On vous l’avez bien dit qu’on était proches de la nature…

Le concert est peu houleux dans la fosse. Nous profitons de l’occasion pour passer nos titres proprement. Marco veille sur nos arrières ce soir, nous ne nous ferons pas embusqués aussi facilement… Le son, après 3 jours de travail, commence à grossir dans les façades… Nous regagnons notre gite étape et préparons d’arrache-pied l’expédition du lendemain.

Jour 4 : Direction le Mordor et la ville de sainte-croix vallée française que tous les locaux nous ont promis comme une terre où les enragés feront surement trembler le sol. Le tarn, notre allier de toujours, nous portera jusque dans le ventre de la bête…

La descente du fleuve est lente mais sûre malgré quelques attaques d’Huruk-Hai. Nouvelle compo inside.

Les échauffourées laissent des traces, et nous sommes presque à bout de force quand nous arrivons à notre Mordor.

Nous nous restaurons au MicMac, une vraie salle de bal mobile complétement psychédélique perdue au beau milieu de la forêt. Unique en son genre…

22H30, nous montons sur scène, le Mordor accuse quelques soubresauts sur le début du set. Le monstre v a t il se réveiller?

22H50 c’est l’explosion, ça hurle à foison, le gens dansent dans de grandes gerbes d’étincelles.

23H45 : Fin du set. Le rappel semble incontournable.

00H15 : Nous sommes toujours sur scène après 4 rappels

00H30 : Nous partons en improvisation, le public est chaud bouillant.

00h40 : Dernier baroude d’honneur et cette fois ce sera vraiment le dernier.

Bilan de ce soir : 2H10 de jeu et 6 rappels. Record battu! Sainte Croix, vous avez été à la hauteur de votre réputation, et vous avez fait cracher le feu!

Un grand merci à tout le monde pour l’accueil sur ces 4 jours cévenoles, ça c’était de la véritable exploration!. Merci à Oscar, Andrea et Guillaume pour les hébergements, à Marco au son qu’on espère recroiser très vite, à Ingrid pour l’invitation, à Cédric pour la lumière jeudi soir et à Basile pour la première. Big up aux pizzas fruit de mer d’Azureva La Malène, aux saucisses aux herbes lozéroises et à vous tous venus tailler le bout de gras au détour d’un plateau.

A bientôt Terre du milieu et tes paysages magnifiques.

Nous on reprend la barre direction Varaire avec Sergent Garcia demain dans le lot.

Absolution?

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Retour d’une courte semaine de vacances pour affronter le gros des hostilités de notre tournée d’été. Et notre première escale sera pour le festival L’été de Vaour, le vendredi 9 aout.Nous expédions les balances en début d’après-midi. L’équipe du festival nous apprend que les deux premières soirées concert ont été annulées pour cause d’intempéries. Nous décidons alors de leur confier notre petit secret : nous sommes maudits, et la pluie s’est déjà invitée sur un peu plus de 80 % de nos dates (chiffre vérifié). Maxime, notre ingénieur du son en charge de l’organisation du Festival de Varaire le 17 aout avec Sergent Garcia, se ronge déjà les sangs devant les bulletins météo…

Les loges artistes sont installées dans l’église. Les lourds regards des saints nous toisent, comme pour jouer avec nos nerfs. Pleuvra? Pleuvra pas? C’est le moment ou jamais de psalmodier. Une lourde tournée nous attends, c’est pas le moment de nous faire chier avec la malédiction.

Ça à l’air de tenir. Le vent se lève, et semble murmurer d’étranges litanies. La nuit est belle, nous sommes épargnés pour cette fois. En bons pragmatiques nous ne croyons pas aux coïncidences et en ce lieu d’inspiration divine, nous y interprétons le signe d’un changement de cap des forces occultes. L’avenir nous le dira. Mais pour nous l’avenir c’est tout de suite, et la grosse horloge poussiéreuse de l’église à déjà dépassé minuit. Il est temps de provoquer les dieux.

Le public est rudement chaud. Impressionnant même, du début à la fin. Les voies du seigneur sont manifestement pénétrées. Mais les mauvais esprits ne sont jamais loin. Certains, comme possédés, guettent nos moindres faux pas, bien planqués derrière la batterie.

D’autres, en plein exorcisme, hurlent leur joie.

D’autres martèlent les instruments dans un gospel aux accents dubstep.

Et d’autres à bout de forces, se vident de leurs subconscients.

Un grand merci à tous les festivaliers, de très belles rencontres toute la journée et toute la soirée. Un chapeau à Gaël à l’accueil artiste, véritablement aux petits soins pour nous tous. Merci à Antoine à la régie scène, pour avoir assurer notre accueil technique une nouvelle fois. Désolé pour le petit dépassement d’horaire, mais les enragés de Vaour semblaient trop affamés, on se serait fait bouffer à la sortie de la scène si on avait pas remis le couvert. Merci à tous les bénévoles, toute l’équipe technique qu’on oublie.

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Nous sommes à présent samedi et nous retrouvons notre ange gardien Pascal BAJEN pour notre petite surprise de la semaine. Nous installons nos instruments à la hâte et en toute discrétion dans le salon de sa soeur. Il revient d’une petite promenade en forêt… Il pousse la porte… Et nous trouve dans le salon faisant rugir un joyeux anniversaire version hiphop. Il met quelques secondes à comprendre, reste planté sur place l’air hébété, avant d’exulter de joie.

Monsieur Pascal BAJEN, c’est l’homme qu’il nous faudrait cloner pour un peu plus d’amour et de solidarité sur terre. Flashback.

Le téléphone de Christophe sonne.

-Allo Christophe? C’est Pascal BAJEN, je voulais te dire c’est vraiment super ce que vous faîtes, ça fait longtemps que j’avais pas entendu un groupe comme ça, c’est super christophe, c’est vraiment super.

-Merci Pascal!

-Non mais c’est vraiment super, vous méritez vraiment, c’est vraiment super. Je vais tout faire pour vous aider. Vous avez besoin d’aide?

-Euh… toujours un peu forcément…

-Vous avez besoin d’un truc? d’un camion? Moi j’ai un camion, je vous le prête si vous voulez!

-C’est gentil Pascal, mais on va pas te déranger à chaque fois qu’on tourne en prenant ton camion…

-Bon bon, mais c’est vraiment super ce que vous faites, je veux vous aider. Vous cherchez bien quelque chose non en ce moment?

-Euh ben là on cherche une résidence, mais je pense pas que…

-Venez chez moi, je vous invite! J’ai une grande salle vous pourrez y travailler! Je vais appeler un ami à la mairie on vous logera dans les dortoirs du théâtre à Muret! Ah, et c’est vraiment super ce que vous faites!

Ca c’est Pascal BAJEN. Une résidence, 120 glaces, 12kg de pâtisserie marocaine, 33 boites de pâté maison, et 4 concerts arrangés plus tard, nous voilà dans son salon à remercier notre ange gardien pour toute l’aide apportée.

En espérant que sa bénédiction nous aidera dans notre pénitence… Tiens d’ailleurs en parlant de pénitence, les pénitents du droit chemin sont à pied d’œuvre en ce moment. La seconde édition de la soirée d’ici mais d’ailleurs à la Dynamo se prépare. Aux programmes des réjouissances du hiphop de bordeaux, du gros dub cuivré de Genève, et du rock des résistants de Bellevue. Et bien d’autres surprises à explorer. On en dit pas plus, mais vous pouvez dores et déjà faire une croix (blanche évidemment) sur le samedi 7 décembre pour préparer votre propre pénitence.

Quant à nous on met le cap sur la Lozère pour 4 dates en 4 jours dans le département. Peut être verrons nous venir l’absolution…

Gouffre, tambours et philosophes

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Comme il tape fort ce soleil. Ca chauffe dans le camion, cap sur l’Aveyron et le festiv’fed ce samedi 20 juillet.

A notre arrivée le plateau lumière et son est déjà monté, chose assez rare pour être signalée quand on est le premier groupe de la journée à faire les balances. Nous suons à grosses gouttes, mais notre installation commence à se roder, et nous expédions rapidement l’exercice.

Cap sur ce que les locaux appellent « le gouffre » pour rafraîchir les organismes : un petit bout de rivière flanquée au beau milieu d’une vallée encaissée. Par contre on a toujours pas compris pourquoi « le gouffre »…


Nous nous lovons ensuite dans l’école primaire du village, notre gîte pour la soirée, afin de profiter d’un peu de repos. En effet, nous n’attaquerons le début de notre set qu’à 1H30, il va falloir éviter de gaspiller ses forces…


Nous nous régalons des produits locaux pour diner, les batteries se rechargent tout doucement. L’équipe du festiv’fed est aux petits soins.

21h, les batupagaï chauffent l’audience à blanc de leurs rythmes endiablés entre les concerts. Les copains des Macadam Bazar, déjà croisés sur Montpellier, font rugir le savoir faire Marseillais. Les transitions sont super propres, et les différentes phases du spectacle semblent huilées comme un piston de trompette. Ils seront sur les routes tout cet été, n’hésitez pas à vous arranger pour croiser leur chemin!

1h30 donc, il est temps de réveiller les morts, et les quelques survivants de la fosse qui, manifestement, nous attendent au tournant. Et nous ne faisons pas dans la dentelle, on attaque comme des bourrins, la chaleur ne tombe pas.

Y a pas mal de déchets techniques au passage, mais heureusement nous avons notre spectacle bien en main après 5 mois de rodage. Le show semble filer sans nous à une vitesse folle. Nous saluerons au passage un beau freestyle improvisé du Rodent sur la fin de « Vérites et conneries ».

On quitte les planches, on boit une bière fraîche, on discute avec le public, avec les autres musiciens, et la nuit presque fraiche nous aspire rapidement. Nous croisons une belle brochette de philosophes avant de quitter le festival, qui auront réussi l’exploit de mettre une riveraine à terre, d’une droite imbibée d’alcool. Sarah, à l’organisation de la fête de la musique de St Affrique qui nous invita l’an dernier et venue ce soir juger de l’évolution du laboratoire, nous confie que les mêmes philosophes avaient déjà sévis à St Affrique un an plus tôt en mettant le feu aux stocks de bouffe du festival. A coup sûr, ce genre d’exploits, va encore servir la cause des organisateurs de festival qui se battent avec les riverains et les pouvoirs publics pour maintenir leurs initiatives culturelles à flots, malgré la crise.

En tout cas un immense merci à Amélie pour l’invitation, aux deux Flo à la régie et au plateau, Domi en cuisine, tout ceux qu’on oublie dans l’ombre et toute l’équipe du festival. Un accueil très très chaleureux et millimétré sur toute la soirée, on a franchement été impressionnés. Chapeau bas, on sait recevoir à Plaisance, à ne pas s’y tromper. Et ça, ça fait toute la différence pour nous.

Prochain rendez vous pour nous ce samedi à l’immense European Juggling Convention à Toulouse, ville hôte des rencontres européennes cette année. Une semaine de spectacles, performances et concerts de 10h à 5h toute la journée, de la bonne bière, et une programmation musicale impressionnante de découvertes locales. N’hésitez pas, ça va être du très bon.

Bisou, bisou.

Parenthèse, phrase ou chapitre?

Salat

Retour sur les ondes, après quelques semaines de silence radio. Les choses se corsent pour l’année prochaine et nous gambergeons de tous nos neurones pour organiser tout cela. Il est temps pour nous de plonger dans le grand bain et à ce titre nous avons tous fait le choix de faire de la parenthèse une phrase voire même un chapitre. Vous l’aurez compris, d’ici quelques jours nous abandonnerons tous nos habitudes étudiantes, ou nos boulots alimentaires pour que l’hydre à plusieurs têtes, Azad Lab, surgissent des profondeurs sans crier gare. Artistes amateurs et bénévoles, c’est presque classe.

Le pas à franchir est immense, le milieu est hostile, et un projet de 11 personnes sur la route est une vraie plaie niveau rentabilité. Une plaie que nous panserons par un travail acharné, par une folle envie de mordre dedans. Même si souvent l’envie s’éclipse devant la peur, la difficulté, l’abattement ou l’incompréhension, il est temps pour nous de partir à l’exploration de nos fors intérieurs, d’examiner le fond de nos tripes, de prospecter nos cœurs et de sonder nos subconscients… Seule la vie sait comment l’expédition se terminera, mais une chose est sûre, dans tous les cas ça va faire des étincelles…

Ce mois de Juillet sera donc l’occasion de préparer les temps de travail, la répartition des tâches et les outils avant de se lancer dans l’arène. Un peu de pression au pied du mur de nos lamentations, heureusement on consolide l’édifice en retrouvant la scène tous les week-ends. Et ce week end nous mettons le cap sur Seix tout près de l’Andorre pour le Ride’n Salat.

Le soleil tape fort, mais la montagne ariégeoise est fraîche, et accueillante.

Nous sommes cependant accablés par la chaleur et la fatigue, et nous enchaînons des balances à un rythme très lent. Maxime vacille même derrière sa table. Nos organismes attendent les vacances avec impatience… Nous ne trouvons évidemment rien de mieux que de participer à un match de foot en salle organisé par le festival pendant plus d’une heure qui finira de nous faire racler le parquet du gymnase avec les dents.

Les copains des Taikonauts ouvrent le bal pendant que nous étirons nos muscles ankylosés. Il va falloir aller chercher loin pour puiser la force d’enchainer un gros set. 23H, nous attaquons sans attendre en jetant nos dernières forces dans la bataille. Le public n’est certes pas venu en masse, mais l’embrasement est immédiat, et nous sommes obligés de suivre la cadence. Il fait chaud dans la salle, très chaud, nous sommes maculés de sueur. Nous terminons X/Y, notre dernier titre, sur les rotules. Le public s’essouffle à plein poumons pour le rappel, et nous n’avons d’autre choix que d’obtempérer. Nos corps disent non, mais peu importe, nos dernières ressources devront tenir le coup. « France express » notre rappel, d’une durée de 11 minutes, rigole en nous voyant terminer le morceau dans la foule. Nous sortons à nouveau de scène, Clément et Flo frôlent le malaise…

Mais c’est alors que commence le vacarme, la salle hurle comme rarement nous l’avions entendu. Nous ne savions pas qu’une centaine de personnes pouvaient faire autant de bruit. Vraiment, ça faisait presque peur. Nous hésitons quelques instants, mais nous nous rendons vite à l’évidence…

« Babaaaaa, encooooore » hurle Flo par la fenêtre à celui ci déjà en train d’uriner dans les jardins de la salle.

Nous enchaînons donc un second rappel. Ca ne nous arrive que très rarement, et honnêtement c’est toujours dans les moments les plus surprenants que ça arrive… Et ça ça fait plaisir. Cette fois c’est la bonne, nous quittons la scène pour de bon, heureux que les ariégeois aient pu apporter un peu de lumière dans ces moments difficiles pour nous. Nos véhicules filent dans la nuit ariégeoise et nous regagnons Toulouse pour savourer le jour du seigneur et ses courbatures…

Grand merci à Jo pour l’invitation, Emma à l’accueil artistes, Beulin à la technique et toute l’équipe du festival. Merci à Manu pour les changements de plateau express!

Deux dates Toulousaines avant notre semaine de vacances, puis on se retrouve pour une grosse dizaine de dates dans toute la France en aout! Toute la tournée d’été ici.

Capitoli

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Dantesque !

Hier soir, 23H30, fête de la musique, la place du capitole a tremblé. Et ce n’est pas une image, plusieurs personnes nous ont formellement rapporté que le sol de la place a littéralement tremblé sur notre dernier morceau « In Full Swing » alors que les quelques milliers d’affamés faisaient décoller leurs pieds du sol en cadence. Il parait que les vigiles du parking souterrain juste en dessous de la scène ont versé quelques gouttes de sueur en sentant les piliers du ventre du capitole bouger…

Voilà, à peu près deux mois que la commission de la mairie a validé notre passage place du capitole pour le 21 Juin, après la victoire de l’an dernier au tremplin de la ville « Décroche le son » qui nous offrit cette opportunité. Deux mois que nous avons posé les bases de ce qui allait devenir l’expédition capitole, expédition hautement capitale pour nous. Deux mois de préparation, de stress, de création et d’attente pour affronter notre plus gros rendez vous de l’année. Et nous ne comptons pas le manquer. C’est ainsi que nous décidons d’inviter notre dernière recrue, N°16  pour la première fois sur scène.

N°16 est un robot, un robot qui fait le lien. Ce lien que nous essayons de tisser entre les différentes facettes artistiques de notre projet. Au sein de notre webserie, N°16 est un mystérieux projet conçu par les étranges ateliers CRMTX. Il semble avoir été commandé par Walton pour 9 explorateurs en quête de sens et d’aventures, nul ne connait encore le but de cette opération. L’épisode 4 nous en révélera surement plus à ce sujet… Au sein de notre spectacle live, N°16 est un robot découvert sous un drap par Humfred et le tortueux Marvik, dans ce qui semble être une salle d’expérimentation d’un grand laboratoire, comme le suggèrent les samples narratifs de l’introduction du concert si on tend bien l’oreille…

N°16 fait le lien donc, et c’est à ce titre que nous décidons de tourner l’épisode 5 de notre websérie en live, place du capitole, histoire de rajouter encore un peu plus de pression à l’évènement. C’est donc tout naturellement que les Pénitents du droit chemin happèrent pour l’occasion une bonne partie de la dernière promo du BTS audiovisuel des Arènes et de L’ESAV venue en masse et bénévolement pour assurer la captation de ce moment magique. Pas moins de 8 caméras, 12 batteries, 6 cadreurs, 3 crosses épaules, 11 objectifs, et 1 régisseur vidéo. Thibault, aux commandes, a fait cracher le talkie walkie pendant tout le set pour faire graviter les électrons cadreurs Pierre, Hugo, Mathilde, Jeremy et Sebastien aux quatre coins de la scène. Nous étions 21 dans l’équipe hier soir… Oui, car nous n’oublions ni Marin, comédien fraîchement diplômé du conservatoire, suant à grosses goutes sous le costume de N°16, ni « N°17 » des copains de Grosso Modo à son chevet pendant tout le spectacle pour huiler les engrenages. Merci à vous tous pour l’expérience commune, pour le temps pris pour le projet et pour les moments de stress partagés avant la scène, ca fera des souvenirs pour la maison de retraite…

Nous mettrons rapidement en ligne un TEASER et probablement un montage du concert. Si Clovis le veut.

Plus les jours défilent, plus nous restons scotchés aux bulletins météos. La pluie, notre ennemi du quotidien, ne nous laisse pas de répit et menacera de tomber massivement jusqu’à la dernière minute. Mais le public lui reste de marbre, comme scotché sur le parvis du capitole, malgré les quelques gouttes.

23H25, le capitole gronde déjà. Les éléments se déchainent. Une bourrasque de vent nous fait frissonner, et emporte une guitare au passage. Et hop, un capteur cassé, une corde en moins pour le spectacle. Il va falloir se battre.

Le spectacle semble durer 5 minutes. Tout passe très vite, les impressions se mélangent aux pressions, et le set explose dans un vacarme assourdissant.

Nous quittons la scène abasourdis, déjà tristes de la laisser derrière nous, alors que nous savons que les horaires très stricts ne nous permettront pas de revenir. Nous attendons quelques secondes en backstage pour profiter de l’instant quand tout à coup Jean-Phillipe, régisseur plateau, surgit de l’ombre pour nous suggérer à l’oreille de revenir sur scène et de prendre sur le changement de plateau, pour achever l’exploration.

Le cadeau est immense, nous espérons avoir été à la hauteur de la tâche. Tout s’est emballé rapidement pour nous, et nous essayons de travailler d’arrache pied pour suivre la cadence. 18 mois d’existence et c’est déjà le capitole, on en revient toujours pas…

Du fond de tous nos cœurs merci à Michel Mathe, Joël Saurin, Jean-phillipe, toute l’équipe technique aux petits soins, Camille à l’accueil artiste et toute l’asso APOIRC. Et évidemment à vous tous venus en masse hier soir, vous étiez probablement plus de 10 000, on attend la jauge exacte pour vous en dire plus. Vous étiez juste monstrueux, et vous avez fait rentrer le moment dans notre histoire.

Merci.

Quant à nous, on enchaine, direction Vic Fezensac avec les sing sing my darling ce soir.

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