Bas les masques!

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29 Mars, Semaine de l’environnement, Montpellier.
Avant même le départ les univers grondent. Ils s’entrechoquent avec fracas. Surement pour savoir qui prendra le dessus sur l’autre. La grande aventure qui nous pousse inexorablement sur les routes à partager collectivement l’exploration ? Ou la raison d’un avenir professionnel  viable hors du milieu de la musique qui nous racole à grand coup de sécurité sociale, de sécurité de l’emploi et de sécurité affective.  « Un vrai métier » qu’on appelle ça.


Le choc des dimensions ne se déroule évidemment pas sans encombres et nous laissons au passage une partie de l’aile droite du camion. Car aujourd’hui notre fidèle destrier rouge vogue sans nous vers d’autres horizons et c’est un de ses camarades gris qui nous transportera. Première date sans lui depuis bien longtemps, ça ne lui a manifestement pas plu et il joue des interférences cosmiques pour nous porter malheur.

Nous mettons le cap sur Montpellier et la semaine de l’environnement, et nous savons déjà que les conditions seront très difficiles. Les étudiants héraultais, à l’image des français, sont privés d’espace public par un système administratif procédurier et la soirée de clôture du festival est déplacée sur un terrain privé dans le très grand jardin d’un courageux aventurier ! Et l’évènement est évidemment totalement illégal.

Le téléphone sonne, on nous dit de prendre les bottes. A notre arrivée nous jugeons du conseil : le terrain imbibé d’eau n’est à l’instant qu’une immense mare de boue. Mais les battantes fourmis de l’ouvre tête sont là, affairées aux quatre coins du site à construire le terrier éphémère de quelques centaines de festivaliers pour la soirée, contre vents et marées.

Les conditions techniques sont difficiles, et sans surprises les nuages noirs pointent le bout de leur nez. Une pédale multi effet nous lâche pendant les balances.

Les univers veulent en découdre, mais nous ne participerons pas à cette mascarade et nous décidons donc de monter sur scène sans nos costumes de scène, sans nos décors. A poil, bas les masques, retour à l’essentiel, on improvise un set dénué de toutes mise en scène. On fait du brut, sans se cacher derrière son personnage, on se montre tel que, la musique pour la musique. C’est grisant. La sauce prend d’elle-même, et nous rions de bon cœur avec un public les pieds dans la boue. Très gros feeling sur scène, une expérience à part entière. Max au son et Léa à la lumière font des miracles, ça tourne rond dans l’équipe. Si l’univers veut saper notre motivation à l’aube de faire tous les sacrifices pour le projet, nous sommes prêts à endurer les coups et à faire front ensemble face à l’ouragan. On a faim. Et on va se battre.

Grand merci à Silas et Maria aux manettes pour l’invitation. Evidemment à toute l’équipe des bénévoles qui aura su faire face à la privation d’espace public à disposition pour proposer une alternative à l’alternatif. Le combat est compliqué, mais l’ouvre-tête il en a dans la caboche…  Merci à Laurent pour l’accueil technique et à la Capitelle pour l’hébergement, à qui on avait juré le retour il y a un an, parole tenue.

Prochain rendez-vous en eaux moins troubles ce vendredi, 20H au Bikini (Toulouse) avec Biga Ranx et Ackboo. Entre temps on vous annonce une grosse nouvelle…

Nouveau titre : Sélénites

Résolument hiphop est le seul qualitatif musical que nous lui accorderons, faute de mots appropriés. Sélénites vous propose de quitter l’atmosphère pour un temps en laissant derrière nous l’orbite terrestre. Tout là haut, mais pas trop, étoiles ou soleil de toute façon il y a toujours risque de brulure. Alors prenons du recul au gré de nos envies, et surfons sur l’ironie d’un morceau qui utilise l’ambiance qu’il dénigre.

Extrait de l’EP « Ebullition » à paraitre mi-avril 2013.

Nouvel EP : Ebullition

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Le nouvel opus émerge de la brume du laboratoire :

[Visuel : Alexandre Denis Pasquier]

Après les premières expériences sonores de « Enter the Laboratory », le premier EP du groupe (janvier 2012), nous sommes de retour avec 5 titres inédits pour continuer l’exploration. Sortie physique le 20 avril.

Vous avez déjà découvert l’ouverture du disque avec Elephant Step il y a quelques semaines. Ce mardi nous dévoilerons un nouveau titre en écoute libre. Petit conseil : pensez à votre combinaison spatiale!

Nouveau spectacle en chantier

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Il est temps de réactiver les canaux de communication après ce silence radio. Une semaine de résidence au pied des montagnes, loin de tout, et les murs du laboratoire sont à présent méconnaissables.

Dimanche 4 mars, l’équipe est au complet, le camion plein à craquer. Les outils nécessaires sur le chantier qui nous attend envahissent l’espace.

Maxime, une jambe en moins, n’a pas raté le départ. L’énergumène du Lot tentera désormais de dompter le son façade de l’ogre azadien en live. L’équipe s’agrandit, et il tient déjà fièrement la barre du navire, de quoi nous donner du baume au cœur.

Nous ne résistons pas à l’appel des Pyrénées et nous débarquons à Al Camparol deux jours avant que la salle Art’cade nous ouvre ses portes. Le gîte frémit lorsque nous franchissons sons seuil, et tremble de toutes ses poutres en pensant aux longues réunions qu’il va devoir subir avant de retrouver la paix. pour un court instant. Le travail théorique peut commencer, nous dynamitons le set, nouvel angle d’attaque, nouveau point de vue, nouvelles pistes, nouvelle intentions.

Tapis dans le noir pendant les deux jours de prépa, c’est Léa, notre ingé lumière qui prépare l’offensive lorsque la salle nous offre sa scène. Le nouveau spectacle prend forme, les lumières dansent, et les journée de travail s’enchainent à un rythme effréné. Le temps de travail est trop court pour le chantier que nous entreprenons, mais 11 maçons ça avance vite, pour peu qu’on oublie pas le ciment.

Le concert de fin de résidence pointe le bout de son nez avant même que nous ayons le temps de l’apercevoir, le Santa Macairo Orkestar dans son sillage. Il est temps de présenter tout le travail abattu. Non sans mal, les décors du nouveau spectacle nous jouent des tours, comme pour nous signifier qu’il va falloir les apprivoiser pour qu’ils acceptent de révéler leurs secrets. Mais le nouveau set fait mouche, ceux ayant vu l’ancien saluent avec un enthousiasme étonnant le nouveau venu.

Le Santa Macairo terminera le travail, rodés par l’expérience et la route, ça dégouline de présence scénique. Un immense merci à eux pour la rencontre évidemment. Mais les vrais artisans de cette semaine sont bels et bien les ovnis de l’équipe d’Art’cade! Notre gratitude éternelle à tout le monde, Michael, les deux vincent, et ceux qu’on oublie. Votre soutien nous est indispensable! Sans ce genre de structures d’accueil la plupart des jeunes formations n’auraient jamais l’occasion de bosser véritablement de la scène. Sauvegardons les! Un dernier merci à Sol et Juan pour l’hébergement, et à titi Costes pour les photos!

Le nouveau spectacle est donc sur les rails, on se donne rendez-vous sur la route pour le roder, n’oubliez pas votre ticket :

26/03 : Festival Complot sur le campus, RODEZ (12)

29/03 : Festival Université Montpellier-II, MONTPELLIER (34)

05/04 : Le Bikini + Biga Ranx, TOULOUSE (31)

–> Rendez vous le 6 Avril pour l’annonce du début de la tournée « Ébullition »…

 

La source

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23 Février. Albi.

Les flocons tombent du ciel. Pollux nous met au chaud. On révise un set improvisé pour l’occasion.

Ca va passer?

Oui?

Ou non?

 Les MERCIS :

David pour l’invitation. Toute l’équipe technique, Marc aux manettes, Xavier en façade, Guillaume aux retours, Gégé au plateau, et ceux qu’on oublie. Toute l’équipe de l’asso Pollux, Didier et José à l’accueil artiste, Nathan à la comm. The Banyans, The Skints Et évidemment le public Albigeois de la source pour avoir bravé la neige.

Direction les marmites pour une semaine de résidence à l’abri des regards dans l’arrière pays ariègeois. On prépare un spectacle bouillonnant, il est temps de retaper les murs du labo à grand coup de masse. On vous donne un petit avant goût d’ici peu.

D’ici là, silence radio.

Lauréats 2013 du tremplin Rock’n Solex

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6H00, jeudi 21 février, entre fatigue et excitation nous embarquons. 700 km à avaler dans la journée. Cap sur la Bretagne.

14H30, amarrage au diapason, Rennes nous accueille tout en faste et décontraction. Pour sa 46ème édition le festival à deux roues a sorti le grand jeu, et nous prenons très rapidement conscience du défi qui s’offre à nous : notre deuxième tremplin national et une salle de grande qualité. Merci au BDE de l’INSA et à la commission du tremplin pour l’invitation. Ainsi qu’à toute l’équipe du diapason pour l’accueil technique millimétré. Balances expédiées et nous gagnons nos chambres pour faire le vide avant la tempête. Un étrange sentiment semble accompagner nos ombres qui, à la sortie de la salle, surgissent d’un soleil radieux…

21H, Un repas dantesque plus tard, nous sommes dans les loges. Ce soir, interdit de nous dégonfler ou de caler sur la scène du solex. La pression monte très vite, très très vite, et très haut, très très haut. Au risque de se liquéfier.

23H, la machine démarre lentement mais surement, nous pilotons notre spectacle avec toute l’aisance et l’énergie que nous pouvons déployer, mais ce soir, pas de doute, c’est le public qui est derrière le guidon (et Margaux qui sauve le début de set).

1H30, l’étrangement grand Baptiste prend le micro pour l’annonce des résultats. La sentence tombe, et les Pénitents du droit chemin ne s’étaient pas trompés: les Bretons savent recevoir, et récompenser. Merci à toute l’équipe du jury pour l’opportunité que vous nous offrez, on travaillera à sa juste hauteur, promis.

Rendez vous donc, jeudi 9 mai en compagnie des plus grands pour le Festival Rock’n Solex, 46ème édition, on garde un œil sur la programmation. Merci à toute l’organisation et au public qui ce soir auront été extraordinairement incroyables.

12H, on reprend la route, demain direction la source à Albi, avec The Skints et les Banyans, salle des fêtes de Pratgraussals.

La phoce aux lions

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Samedi 16 Février 2013. Presque 15H30, nous glissons dans les couloirs autoroutiers de la périphérie de Marseille, et le monstre nous happe déjà de sa grande bouche. Les barres HLM côtoient les vieilles demeures abandonnées dans un étrange ballet et nous invitent insidieusement à venir saisir l’instant un peu plus au sud que chez nous. Notre géocroiseur rouge immatriculé 75 rigole de toutes ses dents d’acier devant les regards méfiants des vélodromo-convaincus qui nous dépassent. Quelques acrobaties routières plus tard, nous nous faufilons hors des derniers boyaux de la bête pour décharger à l’espace Julien, point névralgique du système.

Dès notre arrivée, nous prenons la mesure de l’impressionnant dispositif mis en place pour l’occasion, les hommes en bleu clair sont partout : temps de déchargement intégral du camion : 2min17. C’est un nouveau record, notre gratitude éternelle à toute l’équipe des Massiliades pour le coup de main. Balances expédiées grâce à un accueil technique rodé par les années d’expérience, ça fait plaisir à voir et à écouter. Nous montons respirer dans la bulle, ça gargouille dans l’estomac du monstre.

Mais nous ne sommes pas la seule bulle ce soir, et le sourire se lit sur nos visages lorsque nous apercevons au loin l’ombre de l’épouvantail pointer le bout de son chapeau de paille avec le soleil couchant. Les amis de Scarecrow sont déjà là, flottants dans le ventre de la cité phocéenne, prêts à faire résonner le savoir faire musical toulousain.

L’heure tourne, la tension monte rapidement, So?Mash! ouvre le bal. Puis nous partons à la rencontre des Marseillais. Dès « Ticket de métro », notre indéboulonable introduction, la sauce prend, l’audience se survolte en un éclair, y a de l’électricité dans l’air. Nous déroulons le spectacle, la salle réagit au quart de tour, c’est un régal. Le monstre gronde et l’ambiance nous laisse sans voix. Les 45 minutes de set semblent en faire 13. Mais ce bref épisode nous réjouit, il n’est pas si fréquent d’arriver à dompter nos 9 flux sans sacrifier de qualité technique pour la cohésion du tout au passage. Ca aide à faire passer tout le boulot qu’on avale en répète, et la digestion à Marseille, c’est important.

La locomotive Scarecrow saura surfer avec tout le professionnalisme qu’on lui connait sur une salle bouillonnante et Danger achèvera le travail tout en précision et en immersion.

Nous terminerons la nuit en compagnie des compères du blueshiphop, en passant  soigneusement par toutes les étapes du système digestif. Nous échouons dans l’antre salvatrice de Robin, aux manettes de la soirée. Chapeau l’artiste.

Immense merci à toute l’équipe des Massiliades, un accueil simplement royal, en espérant vous l’avoir suffisamment rendu. Grande mention également pour tous les techniciens de l’espace Julien, retours, plateau, son, lumière, Olivier aux manettes à la régie de la soirée. Et merci Marseille pour cet accueil dont on a encore du mal à se remettre. On revient quand tu veux !

On profite des dernières brises de l’air marin, on hisse les voiles, on empoigne le gouvernail et on se donne rendez vous jeudi prochain à Rennes au Diapason pour le tremplin Rock’n Solex et samedi à Albi, pour le Reggae Party week end, salle des fêtes de Pratgraussals, avec les Banyans et The Skints.

Boucle encore bouclée

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Un mois à quai. Préparation intensive des nouveaux morceaux, de l’enregistrement, puis du set live. Nous renouons avec la scène et son alpha, le public, pour une tournée 2013 qui s’annonce haletante!

Les retrouvailles se font à l’ICAM toulousain en ce vendredi 8 février, à domicile donc pour un redémarrage qui s’annonce depuis peu comme explosif. La distance qui nous sépare alors avec le festival n’est pas tant kilométrique que symbolique. Notre équipe d’explorateurs embarque à 23H pétantes pour un voyage scénique promettant une rencontre inattendue avec une audience bien endimanchée pour un vendredi. De tradition spartiate nous composons ce soir avec strass et paillette et ça fait des étincelles, grosse ambiance au pied de la scène!

Cette soirée aura été pour nous l’occasion de retrouver le public toulousain pour la première fois en 2013, et c’est avec un doux souvenir à l’esprit que nous quittons les lieux tard dans la nuit. Quelques heures de sommeil salvatrices pour les uns, moins pour les autres…

Nous laissons donc le tapis rouge Toulousain pour l’intimité des bois profonds du Gers et la chaleur de nos hôtes du soir à La Fenière. Douce ironie que de reprendre la saison 2013 après la trêve hivernale à l’endroit même ou nous avions fait notre rentrée après la trêve estivale en 2012. La boucle se boucle et s’ouvre sur un nouveau tour. Nous l’entamons donc avec un immense plaisir en compagnie de nos camarades de Scarecrow. Partageant déjà tous deux une collaboration  avec la mystérieuse Subsociety Groove, il semble que nous allons être amenés à partager un peu plus, en propageant la musique Toulousaine en leur compagnie au détour de nombreux plateaux cette année. On en reparle à Marseille samedi prochain, et on appelle le préparateur physique pour notre poulain Christophe. Les paris sont ouverts…

Belle énergie tout au long de la soirée, « presta presque propre » selon nos mots. La technique à La Fenière est juste impressionnante, l’équipe fonctionne anormalement bien. Retours impeccables pour nous sur scène, mixage en façade millimétré de Guy, et une prestation vraiment hallucinante de Mathieu à la lumière. On a encore du mal à s’en remettre.

Mais par dessus tout, nous soulignerons tous unanimement la très grosse performance de l’épouvantail Scarecrow pour illuminer la suite de la soirée. Le travail fourni est à la fois immense et minutieux, l’approche savoureusement originale, et la mise en œuvre scénique va en empailler plus d’un cette année! A voir de toute urgence prés de chez vous ici.

Un immense merci à Vincent et Patrick pour l’invitation à l’ICAM, chapeau bas de l’équipe pour l’organisation à toute épreuve. La même chose pour Guy, Mathieu et toute l’équipe technique de La Fenière qu’on espère revoir très bientôt… Le message subliminal est passé.

Rendez vous samedi prochain toujours avec Scarecrow, à Marseille, accompagnés du grand Danger et de SoMash pour les Massiliades à l’espace Julien.

20/20 – Mais peut mieux faire.

Episode 2 : Engrenages

Chose promise, chose due, voici l’épisode 2 de notre webserie maison : Engrenages.

Abandon des locaux à l’usine, n°16 respire presque, mais partir sans bruit serait trop facile…

Un grand merci à Elie CINQPEYRES de Cromatix, pour une collaboration qui va encore durer! Merci également à notre maitresse de la lumière Léa et à Quentin, nos deux assistants image. Création du générique et animation : Olivier MONTEIL, immersion chez lui ici. Sans oublier, Manon et Flo pour avoir endosser le costume avec envie. La plupart des accessoires sont en provenance direct de l’Etabli Workshop. Merci à vous tous pour la collaboration.

On se donne rendez vous le 8 février au Festival ICAM à 23H (Toulouse, 31), et le lendemain pour la sortie de résidence des camarades Scarecrow à La Fenière (Pavie, 32).

 

Nouveau Titre: Elephant Step

Tout frais sorti des studios Mysound à Toulouse, un nouveau titre pointe le bout de son nez. Elephant step, ou le pas de l’éléphant, dépeint tout ce que nos sociétés ont d’oppressant, cette imposante machine lente et pernicieuse dont la marche ne saurait être arrêtée.

Il ouvrira le bal de notre prochain EP, Ebullitions, dont vous aurez rapidement des nouvelles. Dans vos oreilles courant mars, dans vos mains courant avril!

N’hésitez pas à laisser vos impressions, c’est ainsi que nous avancerons…

On se donne rendez vous le 30, dans une petite semaine, pour la sortie de l’épisode 2 Engrenages.

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