Les kilomètres du conteur

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2 Km : Les réverbères de Toulouse scintillent dans la nuit lorsque nous quittons la ville rose de très bonne heure ce jeudi 9 mai. Les quelques lumières de notre port d’attache s’éloignent au loin, alors que nous pensons déjà à l’ouragan qui se dessine devant nous : le mythique Rock’n Solex, en eaux territoriales rennaises.

325 Km : Petite pause sur la route, la pression monte, alors que le plus vieux festival étudiant de France, lui, ne demande pas son reste et fignole ses derniers détails sans se soucier de nous.

547 Km : Pour ne pas changer, nous avalons les kilomètres durant toute la matinée. Notre jauge d’essence, elle, reste mystérieusement bloquée au maximum pendant toute la durée du trajet. Les compteurs s’affolent.

La panne sèche nous pend au nez au fur et à mesure que nous nous engouffrons plus profondément dans les méandres du réseau autoroutier de l’ouest. Encore une fois, nos conditions de tournée sont rudes, mais quand on met les voiles pour la 46ème édition du festival et qu’on ouvre pour Groundation, Gramatik et Zenzile, ça aide à faire passer la pilule.

750 Km : A notre arrivée la scène est immense, et elle n’aura de cesse de grandir à mesure que la distance nous rapprochant de notre set s’amenuise. Les kilomètres c’est aussi dans la tête. Ce que nous prouverons tous les bretons de l’équipe du festival en nous réservant un accueil digne des plus grands. Et les plus grands, ils sont bien là, dans la loge d’à coté. Il va falloir se montrer à la hauteur ce soir, et faire honneur au savoir-faire toulousain et même français, face aux plus grosses locomotives mondiales du moment. A ce propos, notre Renault Master rouge, pourtant rallongé et rehaussé, ne fait pas le malin lorsqu’il se glisse sournoisement entre des tour-bus tous plus luxueux les uns que les autres pour décharger au pied de la scène, qui semble déjà avoir pris quelques mètres carrés lorsque nous foulons ses planches pour les balances.
753 Km : Léa à la lumière et Maxime au son affrontent leur plus grande scène à ce jour avec une pression non dissimulée, tapis dans l’ombre de leur console. Le festival est complet, les 4500 places sont vendues avant même l’ouverture, et il est l’heure pour nous d’attaquer les hostilités. La responsabilité d’ouvrir un festival est lourde, mais c’est le genre de gros challenge que nous adorons, et nous nous jetons sans attendre dans l’arène.

13 491 Km : Marvik et Walton cravachent énergiquement leurs instruments à cordes pour transformer la pression et l’envie en véritable invitation au voyage pendant l’introduction. On rame un peu techniquement  sur nos premiers morceaux décidemment ce set n’est pas fait pour être présenté à la lumière du jour ! Mais bientôt l’horizon s’assombrit devant la masse de festivaliers qui s’amasse tout contre la scène…
                
898 542 Km : Un gros Brain Drain et une incursion du rodent au micro plus tard, la prestation est dynamitée et le Solex s’emballe. Petit extrait en immersion :

753 Km : Retour à la réalité après une soirée de folie, nos yeux sont embués, et nos corps fatigués après à peine quelques heures de sommeil, et c’est au son des solex s’entrainant pour les courses de l’après midi que nous quittons le festival, en pensant déjà à notre retour en terres bretonnes.
Allez petite exclu, on a toujours pas annoncé la tournée d’été mais c’est pas grave : amis bretons on se retrouvera le 24 aout pour le festival Java dans les bois, à coté de Brest !

1500 Km : Un grand merci à  toute l’équipe du Festival, Baptiste aux manettes, Tune, Etienne à la régie technique, Louis notre gentil référent artiste, Groundation pour le soutien, toute l’équipe du plateau  son et lumière, Meta & the cornerstones  nos complices de backline, Manon pour le merchandising, tous les cuistos, Joséphine à la photo et évidemment à tous les explorateurs d’un soir venus en nombre pour l’évènement soutenir notre cause. Ca fait longtemps qu’on n’avait pas mis un album en ligne, préjudice réparé avec plus de photos dans notre rubrique photos.

La distance n’est rien de plus que la taille de l’appréhension qui nous sépare de nos rêves. Explorons ensemble pour abolir celle du compteur, même si celle du conteur restera ici toujours nécessaire…

Longue vie au Rock’n Solex, l’initiative est juste hors norme.

Sur le tournage de l’épisode 3

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La course contre le temps continue et nous voici sur le tournage de l’épisode 3 de notre websérie. Avant tout, proposons un petit rappel des faits :

Nous tournons depuis fin 2012 une série d’épisodes vidéos faisant évoluer l’univers de notre projet. Tournages et bandes originales sont réalisées par nos soins.

Episode 1 :
Azad Lab est un collectif d’explorateurs qui cherchent à comprendre le monde par l’expérimentation de sa découverte. Après s’être fait expulser de leur locaux par une usine s’appropriant les lieux, le collectif démoralisé par cette défaite, décide de changer de cap.

Episode 2 :
Ils vont alors veiller à la fabrication du sujet n°16 pour partir vers de nouveaux horizons, et organiser la destruction d’une partie de l’usine pour laver l’affront de leur expulsion.

Le style musical dans lequel évolue Azad Lab est complexe à définir compte tenu de la diversité des courant musicaux et des expérimentations proposés. Pour éclaircir cette définition nous avons fait le choix de diversifier nos supports pour que l’œuvre prenne sens dans un processus artistique plus global et pour approfondir son identité. Azad Lab grandit donc comme une hydre à plusieurs têtes, où des indices pour comprendre les intrigues de son monde sont disséminés à travers ses différentes facettes:
-Vidéos : Websérie / Workreport Résidence 2012
-Organisation de soirée : Gros succès avec D’ici mais d’ailleurs. On se retrouve courant décembre pour la seconde édition!
-Happening : Toulouse va bientôt découvrir N°16…
-Décors de scène et narration scénique : On vous laisse découvrir ça en live!
-Dessin et animation : Générique de la websérie
-Illustration et photo : Pochette d’EP, affiches…

Bref, mardi 30 avril nous mettons le cap sur Carmaux pour 2 jours de tournage.
Le centre de vacances équestres de La Mélonié nous accueille pour le séjour, sous des trombes d’eau, pour ne pas changer.
Le tournage est rude, l’humidité ronge nos peaux, la pluie menace notre matériel vidéo, le temps n’en fait qu’à sa tête, et nous transportons environ 50 kilos de matériel à travers les bois… Les bras de Baba et Clément s’en rappellent encore. Merci à Boubou pour l’assistanat cadrage.Tournage de nuit, debout avant le lever du soleil, marche forcée sur les sentiers boueux, nos corps sont mis à rude épreuve.
Le jeu en vaut il la chandelle? Nous suons corps et âmes du petit matin jusque tard dans la nuit, nous sommes toujours 11 musiciens bénévoles, et la lumière au bout du tunnel ne grandit pas assez vite pour nous. Mais nous nous acharnons à la tâche tant que l’alchimie est là, tant que l’exploration nous réserve encore bien des surprises…

Récolte de mauvaises graines

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 Vendredi 26 avril, 5H30 du matin, l’aube nous embrasse. Entre douceur et complicité elle offre pour bagages à nos mines fatiguées espoir et légèreté, pour une journée dont elle seule entrevoit la perspective.

Une fois de plus le désormais mythique Renault Master rouge du Wack Label fait office de galère. Nous ramons et la houle matinale nous échoue à Chadrac pour le festival des Mauvaises Graines, après pas moins de six heures de route. Silence ça pousse…
Fatigués nous sommes, mais les songes abondent lorsque les balances arrivent à la lumière d’un somme qui n’a d’onirique que de fugaces visions scéniques.
      

La scène fume, et nous sortant de la brume continuons notre exploration des lieux. Roulant, soufflant, baillant et poussant sur nos quelques forces restantes nous nous implantons en terres lozeroises, à l’affut des mauvaises graines.

C’est en contrebas de la citadelle de Polignac que nous essayons de grapiller quelques heures de sommeil en milieu d’après midi. Nous affutons nos armes et resserons les rangs. L’horizon n’annonce rien de bon. On voulait du combat, on va être servis.
La tombée de la nuit dévoile très vite l’allure que prendra la soirée. Beaucoup de couleurs et de rencontres entre dentelle et quincaillerie,  simplicité et intense énergie. Délinquante, et La Familya enchaînent et l’excitation dans nos rangs émerge.

00H30 c’est l’explosion ! La machine se met en marche, le public réagit et comme d’habitude aucun style n’est mis à la marge… Contemplation, intrigue, interaction et rires, le public des Mauvaise Graines réponds rapidement à nos apostrophes.


Mais d’apostrophes en catastrophes la suite s’annonce toute autre…
3H du matin, nous regagnons nos véhicules, pour charger le matériel. Au loin, leurs silhouettes semblent inhabituelles. Clément et Flo, seuls dans la nuit Chadracoise, se lancent un bref regard de désarroi. Les pneus du camion rouge et de la clio orange sont crevés au couteau...

 Le voisinage n’a manifestement pas apprécié l’exploration hiphop, seuls nos véhicules sont touchés dans la rue. Les forces occultes n’ont décidément pas l’intention de nous laisser sortir notre épingle du jeu sans douleur. L’équipe arrive progressivement sur les lieux du drame, il est à présent 4H du matin. Il ne reste que l’auto-dérision pour nous sauver après 24H de travail non-stop depuis notre départ de Toulouse la veille, et nous imaginons, en riant jaune, nos pneus se dégonfler sous la pression de la lame de couteau pendant que nous faisions les marioles sur scène à quelques mètres à peine. Vidés, épuisés, énervés et dégoutés nous regagnons notre gite, et espérons que la très courte nuit nous portera conseil.

8H du matin, nous tirons nos rideaux, 5H de sommeil en deux jours, et nous comprenons rapidement que la journée va être longue. Très longue.
La neige, qui d’habitude aurait réjouie nos mines Toulousaines un 27 avril, tombe massivement du ciel, recouvrant dangereusement toutes les routes de la région. Clément se retourne vers la troupe : « On est pas encore rentrés les gars… »
Nous rejoignons les lieux du crime et contemplons la débâcle, congelés par les flocons qui trempent nos vêtements.

Flo et Clément en charge des véhicules mettent rapidement le cap sur le commissariat du Puy-en-Velay pour porter plainte et faire jouer les assurances. A l’arrivée, le hall de l’hôtel de police est vide, un uniforme sort timidement la tête de derrière une porte :

-Oui?
-Bonjour, on vient porter plainte, nos pneus ont été crevés au couteau pendant la nuit.
-Ah. Désolé mais nous sommes en sous effectif, nous ne pourrons pas traiter votre plainte.
.

Les deux malheureux musiciens échangent une énième fois un regard atterré. Nous palabrons quelques instants avec la jeune policière, à qui le zèle ou peut être même le travail ne semble pas être une notion particulièrement familière. En même temps, c’est l’heure du téléachat sur TF1. Elle s’éclipse quelques instants, puis revient manifestement satisfaite de sa trouvaille, une lueur d’espoir brille fugacement au fond de nos yeux.

-Ne vous inquiétez pas tout va bien, il n’y a pas de problèmes.
-Aaaaah!
-Vous pourrez porter plainte Lundi à Toulouse auprès de votre hôtel de police même si les faits se sont déroulés ici
.

La lueur s’éteint subitement, comme Denis Brogniart étoufferait avec jouissance le flambeau d’un candidat de Koh Lantha pour conforter à l’écran le bienfondé d’un système impitoyable avec ceux qui ne sortiraient pas vainqueurs du modèle compétitif : « Et leur sentence est irrévocable! »
Il ne nous reste que nos yeux pour pleurer et le chéquier de l’association pour rembourser les dégâts. La police de Haute-Loire n’en est manifestement pas à son coup d’essai.

L’aventure continue, la dépanneuse, charge nos véhicules un par un. Mais un samedi midi en Haute Loire 4 pneus de Renault Master rallongé et rehaussé ça ne court pas les rues. Nous nous imaginons déjà dans le train, avec nos amplis sur les genoux pour rallier Toulouse, lorsque après avoir écumé tous les garages de région, Michel le dépanneur fait glisser notre fidèle camion rouge dans son dépôt à coté d’une carcasse de 107 sans moteur et la dépouille d’un bus scolaire.

Micheeeeeeeel!

Une voix semblant descendre droit des montagnes voisines émerge d’entre les flocons, et la femme de Michel accoure vers nous, zigzaguant entre les épaves.

J’ai trouvé 4 pneus à Norauto, ils étaient hors du stock au fond du garage.

Alleluia! La bonté humaine nous sauve une fois de plus. Nous rejoignons le garage en 4ème vitesse. Ils ont les pneus, mais une sacrée file d’attente avant de pouvoir s’en occuper. Flo, frigorifié et perdu en plein milieu de nulle-part raconte son histoire, et c’est au moment où clément arrive triomphalement à son tour dans la dépanneuse accompagné de sa clio orange aux pneus crevés que Fréderic de Norauto accepte de prendre sur sa pause repas pour changer les pneus des 2 véhicules.
Nous voilà sauvés!

Cette date restera donc dans nos mémoires comme une aventure de plus sur la voie pleine d’embuches du métier d’artiste.

Un grand merci aux cinq associations qui se sont bougées pour l’événement et notamment à la MPT et le KFB. Merci à Marjolaine à l’acceuil artiste pour ses prodiges et au destin pour l’heureux dénouement. Parce que « même les mauvaises graines peuvent donner de belles plantes… » comme le dirait Agathe. Vous savez qu’on a l’habitude de tout dire franchement ici, alors disons le : l’accueil qui nous a été réservé par l’équipe du festival est un des tout meilleur que nous n’ayons jamais connu, et nous sommes unanimes sur ce point, tant au niveau de la technique que de la logistique. IMMENSE merci à tous pour vous êtes mis sur le pied de guerre pour trouver une solution à nos soucis techniques, à Michel et sa femme, à Frédéric et l’équipe de Norauto, on ne vous oubliera pas de si tôt.

Prochaine escale, la Bretagne et la ville de Rennes pour l’énorme Rock’n Solex, jeudi 9 mai avec Gramatik, Groundation et Zenzile.

Merci les copains!

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Sortie de notre nouvel EP hier soir à la salle du Cap. Après plusieurs mois de travail acharné, on lâche le bébé dans la nature. Cette soirée sera donc à l’image de la création de l’opus :

Du stress

De la joie

Et des surprises…

La soirée démarre en douceur, la foule est éparse et nous espérons que les Toulousains seront au rendez-vous. Nous montons sur scène avec une petite boule au ventre. Seul exutoire dans ces cas là : donner son corps et son énergie au spectacle, sans se regarder le nombril.

Suivre la descente dans les entrailles de l’univers.

Et laisser la vague nous porter.

Vers un doux vent de folie, car il parait que les gens fêlés laissent passer la lumière.

C’est alchimique et l’ambiance est explosive. Merci aux copains, venus en nombre supporter la cause du laboratoire. On aurait pas fait grand chose sans vous hier soir.

Un accueil digne des plus grand du coté de l’Agitée qui n’a pas fait les choses à moitié. Grand merci à Margaux et Mathilde pour l’invitation, Juliette et Lorena pour l’accueil artiste et à toute l’équipe du Printemps Etudiant qui aura su réchauffer l’ambiance toulousaine cette dernière semaine. Merci à Thomas au merchandising.

Yohanna, notre opératrice habituelle des studios de répètes, à la photo.

Prochain rendez vous pour le Festival des Mauvaises Graines en Haute-loire ce vendredi.

NOTRE NOUVEL EP « EBULLITION » EST TOUJOURS DISPONIBLE AU TÉLÉCHARGEMENT ICI.

NOUVEL EP DISPONIBLE

Chose promise, chose due : notre nouvel EP « Ébullition » est désormais disponible au téléchargement ici.

Après l’introduction des premières expériences sonores avec « Enter the Laboratory » (2012), nous sortons de la brume avec une exploration hiphop grandeur nature. Les marmites bouillonnent pour nous proposer un nouvel opus aux différentes tonalités : hiphop, electro, swing, dub, klezmer, et dubstep. Vous avez déjà découvert Elephant Step et Sélénites, il est temps de laisser les 3 autres titres voguer jusqu’à vos oreilles ici.

Nouvel EP bientôt disponible!

L’heure approche…

Nous serons ce samedi 20 Avril à la salle du Cap (Toulouse) pour présenter notre nouvel EP : Ébullition, dans le cadre de la soirée de clôture du Printemps des étudiants.

Pour tous les exilés, l’EP sera disponible dès le lendemain au téléchargement sur nos réseaux habituels, et d’ici une semaine sur toutes vos plateformes de téléchargements.

Et on oublie pas nos prochains rendez-vous :

26 Avril : Festival des Mauvaises Graines + DELINQUANTE + LA FAMILYA – Le Puy en Velay

9 Mai : Festival Rock’n solex + GROUNDATION + GRAMATIK + ZENZILE – Rennes

Tournée de Printemps 2013

La conquête de la France continue :

TOULOUSE – RENNES – BORDEAUX – BELFORT – LE PUY EN VELAY…

C’est ici pour ne rien manquer de nos prochains rendez-vous!

Bleu comme un citron

Azad Lab Bikini 7

Jamais une erreur les mots ne mentent pas comme disait Paul.

Le Bikini nous ouvre ses portes en première de Biga Ranx ce 5 avril.

Décollage en douceur dans une salle juste mythique.

On hisse les voiles.

Et la tempête éclate.

Merci à Maxime à la régie, Quentin, Momo et ceux qu’on oublie à la technique, à toute l’équipe d’accueil, et à vous tous toulousains venus en nombre. Une pensée pour l’humble Biga, belle rencontre et à la troupe d’Ackboo pour la diffusion d’amour.

Demain annonce des dates de la tournée de printemps, ça va faire des bulles!

Fête de la musique : Place du Capitole

Ca y est c’est confirmé : nous ferons la fête de la musique à la maison! Et pas n’importe où, nous foulerons les planches de la mythique scène place du capitole, rendez vous incontournable pour quelques dizaines de millier de noctambules assoiffés de musique.

Un grand merci à toute l’équipe de programmation de la mairie de Toulouse, promis on se montrera à la hauteur de la tâche qui nous incombe pour faire résonner le savoir faire local dans rues de la ville rose! Merci également à Joël des grands Zebda pour la logistique, et à toute l’équipe du tremplin décroche le son 2012 qui nous offre ce cadeau surréaliste.

On attaquera les hostilités à 23H30, on vous attend de pied ferme pour célébrer la plus longue journée de l’année, et surement la plus longue nuit aussi!

Quand la grenouille complote

Aidée par plusieurs dizaines de bénévoles qui pour cette huitième édition du festival universitaire Complot sur le campus ont vu les choses en grand, la grenouille des étudiants nous accueille ce soir à Rodez.

Forts d’une semaine de résidence passée à Sainte Croix-Volvestre début mars, dans le chaleureux giron de la salle Art’Cade et de ses tenanciers, merci à eux, nous voici donc dans la capitale du Rouergue, tous les onze, fermement décidés à conquérir un public aussi nouveau pour nous que l’est notre spectacle. Infidèles d’un jour, ce n’est pas à sauts de grenouille mais à pas de loups que nous appréhendons l’impressionnante salle des fêtes de la ville.

Un soleil radieux, beaucoup de rires, et une cathédrale bienveillante plus tard rien ne semble manquer à l’appel. Une question demeure néanmoins : où est donc la grenouille qui complote ? Nous le comprenons très vite, elle est nulle part et partout à la fois, puisque mascotte de l’évènement elle ne se veut que simple allégorie d’un esprit tout en écologie et en épopée champêtre. En effet le festival de cette année résonne une fois de plus avec des préoccupations « bio-diversifiées ». Des ateliers pédagogiques organisés par d’increvables bénévoles, et une exclusivité accordée pour l’occasion aux toilettes sèches aident très vite nous autres musiciens et festivaliers à se mettre au vert. Après un peu de repos pris à l’hotel, un repas savoureux et quelques échauffements nous montons sur scène comme sur un nénuphar. « Peu nombreux mais plein d’énergie et de générosité » voilà la perception que nous avons du public venu pour l’occasion à notre descente de scène. La grenouille avait même prévu des navettes Albi-Rodez pour que les étudiants albigeois puissent continuer à honorer ce festival inter-cités donc, et inter-étudiants. Merci à elle !

Un grand merci également à l’association Faz12 et à Amandine et aux autre groupes présents!

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