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La tête dans la bassine

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La tête et un pied encore dans le festival A440 d’hier soir, l’autre s’apprête à patauger avec humour, plaisir et chaleur dans une bassine venue d’on ne sait où…

Le Pied dans la Bassine, festival intercommunal organisé cette année dans le village de Sainte Croix nous offre le parvis de son église pour une soirée qui s’annonce déjà haute en convivialité.

Arrivés à 9h45 après un réveil difficile nous sommes tous et toutes enjoués par la beauté des lieux. La pierre blanche éclatante qui les habille vient s’ajouter à la qualité d’un accueil et d’une session de balances rarement égalé. C’est avec étonnement et plaisir que nous découvrons notre scène. Atypique, celle-ci se loge, tout en courbes et modestie, à l’ombre de l’église du village, nous préparant ainsi à un sacre nocturne dédié à la bonne humeur et au partage. « Notre objectif est de conserver autant que possible la dimension humaine et conviviale de notre festival. Voilà pourquoi un site comme celui ci et une programmation comme celle proposée ce soir. » nous confie Jean Marc Fouillade, membre actif de l’association au nom évocateur Les Petites Choses.

Ni une ni deux les balances terminées nous partons pour une après midi chargée. Parmi les derniers préparatifs de notre résidence de la semaine prochaine les courses. Elles auront étés épiques…

C’est finalement aux alentours de 20h que nous regagnons Sainte Croix dans l’optique de ne rien rater des scènes qui nous précèdent. MJ Band, Wally, et Mamien Ko assurent un début de soirée remarquable face à un public venu en nombre pour l’occasion. Merci à eux ! Minuit, c’est à nous. A fond dès le début ce n’est pas les pieds mais bien la tête que nous aurons eu dans la bassine. En apnée pendant prés d’une heure c’est à bout de souffle que nous quittons la scène, emplis comme d’habitude du sentiment du devoir accompli. Celui du partage de ce qui nous anime : la passion pour la musique et plus simplement pour les gens ; ceux qui viennent nous écouter et les autres…

Merci au public de s’être déplacé aussi nombreux ce soir, à tous les bénévoles, à l’association Les Petites Choses, et plus particulièrement à Jean Marc. « Pourquoi Le Pied dans La Bassine ? Parce que c’est comme ça que l’on fonctionne ici et dans nos festivals. Il y a toujours un pied sur terre, dans ce qu’elle a de sérieux et de contraignant, et il y a toujours un pied embourbé dans ce que nous avons d’imprévisible, d’artistique, d’humain. » ajoutera t-il pour conclure une conversation que nous auront eu en fin de soirée…

L’humain se sent parfois pousser des ailes, et en ce qui nous concerne c’est bien portés une fois de plus par celles que nous offre la musique que nous opèrerons notre décollage du lendemain, direction Muret pour une longue semaine de résidence. Objectif…lune !

Des silhouettes dans la pénombre…

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Embarquement à bord de l’A440 pour un festival niché sur les plages du bassin de St Férreol . Louis XIV, lui-même n’aurait rêvé mieux, pour animer les abords de son innovant projet.

 

Journée d’égarement à travers une pinède dangereusement envoutante :

        

L’heure des festivités sonne, et les premiers accords résonnent. Nous envahirons le plateau sur les coups de minuit. La montagne noire, toute proche, renvoie les vibrations sonores dans un doux vacarme. Le vent souffle, et les embruns lacustres refroidissent l’air de cette fin de soirée. Mais des formes émergent de la pénombre à cette heure tardive pour rallier le devant de la scène, tels des mort-vivants réveillés par les premières basses de Marvick. Unanimité générale au sein du groupe sur le feeling de notre prestation. Une cohésion et une inspiration rarement atteintes en live. Et ça fait plaisir, parce c’est quand même pas à chaque fois !

 

Une belle surprise et une étonnante rencontre avec le public pour partager nos émotions à la frontière de nos racines tarnaises et de nos terres d’adoptions haute-garonnaises. Un grand merci à Ton Thy pour l’invitation, à Laurent au plateau et à Alec notre couleur de béton le temps d’un soir.

 

C’est épuisés mais grandement satisfaits que nous rallions nos domiciles pour profiter de quelques précieuses heures de sommeil avant d’émerger aux aurores pour rejoindre le Festival Le pied dans la Bassine et la tête presque déjà dedans…

Pile ou Face?

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Même pas 24heures ce sont écoulées depuis nos balances et concert de la veille et nous voilà pourtant bel et bien rassemblés en place publique lisloise pour la 10 ème édition du festival Les Arts’Scénics. Il est 15H30, une fois de plus le vent souffle et les cernes ainsi que la cadence de nos pas trahissent un état de fatigue avancé. Fatigue qui, pour autant, ne saurait avoir raison de notre légendaire penchant pour les festivités.

Les balances débutent… Tout va pour le mieux jusqu’à ce que vienne le tour de Christophe : celui qui « pète plus haut que son cuivre » se voit, comme pris sous le coup d’une malédiction, incapable de faire sonner sa trompette. Quoi qu’il en soit, les balances filent, sans qu’il puisse balancer. L’inquiétude grandit, l’agacement aussi, et c’est ainsi qu’il finit par prendre la décision de rejoindre Albi afin d’emprunter le si précieux petit objet en cuivre. Pas plus de cinq minutes après son départ, son confrère saxophoniste, qui a « plus d’un tour dans son sax », trouve la source du problème… Ayant démonté l’engin avec prudence il en sort une pile encombrant le pavillon de l’instrument! Ni une ni deux nous rappelons l’étourdi et son retour s’opère. Tout rentre dans l’ordre, nous jouerons donc avec notre trompettiste chevelu sans lequel notre éclatante « triade cuivrée » aurait perdu de sa superbe. Mauvaise blague ? Manque de précautions de sa part ? Fait d’un esprit malintentionné ? Le mystère reste entier…

19H, nous montons sur scène à la suite de Guillaume Barraband, surprenant chanteur-compositeur et interprète qui bien que seul sur scène aura su à la fois nous faire rire, réfléchir et bouger, et qui nous cédant la place laisse folie et bonne humeur prendre possession des lieux. Le swing démarre, Flo notre capitaine aviateur nous indique le cap à prendre, et Marvick se fait attendre… Finalement la météo nous épargne, les personnes venues en nombre réagissent aux harangues que nous leur destinons, et la trompette laisse éclater ses notes, sans pile et en faisant face au défi qu’un concert sans balance impose. 20H, nous remercions le public et tous les acteurs du festival, puis nous sautons du navire et laissons la place à DSC, une jolie découverte.

Entre patrimoine municipal et musicalité internationale, cette journée aura été pour nous synonyme rebondissements, de brèves inquiétudes mais surtout de plaisir partagé.

Merci à l’association Les Arts’Scénics, à la ville de Lisle sur Tarn et à tous ses partenaires.

On se donne rendez vous le Vendredi 20 Juillet pour le Festival A440 et le Samedi 21 pour le Festival Le pied dans la bassine.

Le vent l’emportera

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Vendredi 13 Juillet nous voilà donc repartis pour une soirée qui cette fois s’annonce explosive….
En effet, c’est bien pour un feu d’artifice en avance sur le calendrier national que la soirée pour laquelle nous sommes invités ce soir est organisée. 13 ou 14 juillet peu importe. Qui a dit que la rigueur d’un calendrier déterminait la valeur d’un évènement ou sa propension au rassemblement, à la communion ? L’esprit de fête et la force de la musique y suffisent.

Loin de toute superstition c’est donc la mine réjouie et l’esprit tranquille que nous arrivons sur le complexe sportif nord muretain aux alentours de 17H30. La Compagnie Cuanol, avec qui nous partagerons la soirée, déjà sur scène pour les balances, les artificiers en phase finale de préparation, le duo Clowns pour de rire, et les bénévoles à l’œuvre côté restauration donnent à imaginer l’ampleur que cette soirée « Le feu en fête » s’apprête à prendre. L’herbe aux pieds nous prenons rapidement nos marques et nous exécutons dans le traditionnel déploiement de nos instruments, envahissant progressivement la scène en perspective de nos balances. Soleil radieux et brise légère nous accompagnant le mystérieux Marvick ne semble pas avoir jugé nécessaire de faire une apparition pour nous annoncer les tendances météorologiques à venir ; hantise traditionnelle du groupe.

C’est finalement après un bon repas accompagné d’un surprenant duo violon- guitare du nom de Vaguement la Jungle que nous montons sur scène. Il est 20H45 et le soleil commence à s’incliner face à un impressionnant horizon nuageux. Complicité oblige, nous ne cessons de nous jeter des regards à mesure qu’un vent venu d’on ne sait où impose sa déferlante. Finalement aucun incident à déplorer, nous descendons de scène après une heure de set, épuisés mais soulagés. Eole, lui, semble bien décidé au contraire à rester sous le feu des projecteurs…. Imperturbable, il souffle, faisant se soulever les draps noirs entourant la scène et inquiétant de plus en plus les personnes venues en masse pour l’occasion, quant à l’avenir proche du feu d’artifice. ..
Contre toute attente les maîtres pyrotechniciens de la soirée auront finalement mis le feu aux artifices, décorant ainsi le ciel de mille éclats et faisant honneur à la Ville d’un superbe spectacle !

Merci à eux, à la municipalité de Muret, à l’association Les Pieds Nus, à Pascal Bajen, tous les bénévoles et ingénieurs, et bien sûr à La Compagnie Cuanol ainsi qu’au duo de DJ nantais (DJ Mike et Steve Sethandson) qui auront enflammé le reste de la soirée et une bonne partie de la nuit au son de rythmes endiablés.

Déluge Estival

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Arrivée bien matinale pour la préparation de notre scène au festival Pause Guitare. Un soleil radieux et un ciel azur pour nous accueillir sur nos terres, comme pour nous souhaiter un bon retour au pays. Mais Marvik est préoccupé, et il n’est pas dupe, il ne se laissera pas berner par le calme apparent. Il lève la tête, il hume l’air ambiant. Et, contre toute attente son pronostic est pessimiste. Il plonge alors le nez pour toute la journée dans son radar météo, et n’en émerge que pour nous marmonner ses sombres augures sur la soirée à venir, anticipant les averses à la minute près!

Et ce qui devait arriver arriva. 22 heures, le ciel gronde, et l’eau commence à tomber du ciel, une heure à peine avant d’entamer notre set. Marvik et ses incantations n’y feront rien. Les forces météorologiques malveillantes auront, une fois encore, eu raison de notre dévotion. Et c’est quelques minutes plus tard que les premiers éclairs déchirèrent le ciel Albigeois, comme pour nous lancer une ultime provocation : « Vous avez cru vous en tirer aussi facilement ? ».

C’est donc en catastrophe que nous décablons le plateau sous les ordres de notre semeur de son Yohan, et que nous mettons à l’abri ce qui peut l’être, priant pour qu’une accalmie providentielle vienne sauver la soirée. Celle-ci ne viendra pas, contrairement aux Albigeois surchauffés de cette fin de soirée qui étaient eux, venus en nombre nous soutenir ou nous découvrir. Et, ils restaient là, immobiles sous la pluie, haranguant les artistes de faire rugir les amplis pourtant déjà débranchés.

Le sort météorologique s’acharnant sur nous depuis déjà plusieurs mois, c’est exaspérés mais l’esprit conquérant que nous décidons de prendre le déluge de court, et d’embarquer avec nous tous les animaux enragés de la place Sainte Cécile pour une folle virée à bord de l’Arche Azadienne. Vingt minutes pour rebrancher la totalité du plateau, et c’est après le septième rappel de Laurent, sur la grande scène du festival, que nous mordons à pleines dents dans l’ouverture de notre set, abrités par des toits de fortune pour les musiciens les plus chanceux.

Bilan de cette soirée arrosée (par la pluie bien entendu) : Un gros public trempé et réactif au possible, une pédale de guitare court-circuitée, et une grosse énergie déployée à maitriser nos instruments dans de telles conditions.

Une nouvelle et nécessaire pensée pour un camarade à qui la vie n’a pas permis de venir bosser sur l’enregistrement vidéo de cette soirée au pied de la grande Cécile qu’il affectionnait tant. Tu l’avais capturé sous tous ses angles, il ne t’en manquait pas beaucoup, mais celui de ce soir là surement. C’est pour cela que ce sera toujours un peu le tien aussi…

 

Au fil de l’eau

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Embarquement immédiat à bord de « La Tourmente », péniche itinérante, pour une petite escale à Ramonville en ce mardi 3 Juillet. Troisième étape pour cette onirique embarcation fluviale du Festival navigant de musiques du monde Conviencia.

Le soleil chauffe, et les esprits s’échauffent, en cette fin d’après midi. Petite mise au point collective nécessaire à la sortie des balances pour exorciser nos griefs, et nous voilà d’attaque pour investir le pont de la péniche.

Une petite passerelle nous sépare du public, un frêle lien entre terre et mer dirons certains, mais nous y verrons plus que cela : un pont nécessaire entre les cultures et leurs modestes représentants, le temps d’un soir. C’est donc après un set riche en complicité que nous laissons place au « Rebelde del Acordeón », Celso Pina, superstar mexicaine et légende vivante de la Cumbia, pour enflammer la soirée au rythme de ses compositions gorgées de soleil.

Un grand merci à Pierre-Yves aux retours et à Roland au son. A Cécile pour l’invitation et l’accueil artistes. A Manu et la douce Marion pour le stand. A tous les équipiers matelots de l’équipe bénévole. Et enfin un gros remerciement à l’équipe de programmation, partenaire du tremplin décroche le son, qui nous a offert le plaisir de partager cette scène si enivrante en nous récompensant du prix Conviencia 2012 quelques mois plus tôt. Nous signifions une nouvelle fois notre soutien inconditionnel à ce genre d’initiative œuvrant pour les musiques émergentes et à ce genre de festival mettant un point d’honneur à programmer de jeunes découvertes aux cotés des plus grands à l’occasion de divers tremplins régionaux.

Et en souhaitant bonne navigation à toute l’équipe pour le reste de la saison!

On se donne rendez vous pour notre petite sauterie bi-annuelle ce samedi 7 Juillet au Festival Pause Guitare à 23H place de la pile (cathédrale sainte Cécile), entrée gratuite. Comme à notre habitude nous vous attendons en nombre pour retourner les rues du vieil Albi!

 

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