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octobre 2013

Nouvelle formule pour le Laboratoire

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Ca bouillonne au laboratoire en ce moment. Tous nos explorateurs sont sur le pied de guerre, et pour cause, l’équipe vient d’opérer une étrange mutation…

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Le projet Azad Lab n’évoluera plus qu’à 7 musiciens désormais. Dans les bulles qui s’échappent de la réaction s’envolent Baba à la batterie, et Antonin à la basse. Cette décision nous coute tous énormément, on a vécu des grands moments, tant dans la joie que dans la galère, ça restera  gravé dans nos mémoires pour le restant de nos vies. Et ça on ne nous l’enlèvera pas.

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Pour pallier ces départs c’est Humfred, notre machiniste, qui s’attellera à marteler le beat depuis son pad, et Christophe notre trompettiste qui assurera la basse pour un retour à son instrument de prédilection.

Nous avons voulu ce renouveau comme une étape de plus, un nouveau pallier sur la longue route de la professionnalisation artistique. Cette nouvelle formule permettra de faire évoluer le groupe vers une identité plus mature,  plus affirmée, plus hip-hop et plus électro. Nous nous attelons donc à construire un tout nouveau spectacle, une expérience immersive à part entière, un voyage où le spectateur pourra s’enfoncer encore plus profondément dans notre univers…

DSC_0463Nous nous tuons  à la tâche pour réécrire tous nos morceaux depuis déjà 2 semaines, nous ne dormons presque pas, entre tournages, répétitions, booking, communication et compositions.

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Et le tempo n’est pas prêt de retomber. En effet, pour préparer le nouveau spectacle nous mettrons le cap ce lundi sur La Fabrik à Issoire, juste en dessous de Clermont-Ferrand pour une semaine de résidence.

7 musiciens + 1 technicien son + 1 éclairagiste sera donc notre nouvelle formule mathématique. Ne vous y trompez pas, les éprouvettes bouillonnent comme jamais, ça fume de toute part dans le laboratoire et on passe la vitesse supérieure! Rendez vous dès le 8 novembre en Bretagne pour le Festival Mots Zik sous les pins avec Babylon Circus et le Boulevard des airs pour gouter à la nouvelle concoction maison!

Le ballet des essuie-glaces

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On parle souvent du micro-climat toulousain. L’exploration de ce week end nous montrera que ce n’est probablement pas qu’une légende…

Nous quittons donc la ville rose sous un soleil radieux ce samedi 12 octobre, direction le Festival Eklekzik, à bord de notre nouveau camion, ainsi que de notre très vieux compère rouge du Wacklabel. Ca commence à faire déjà pas mal de souvenirs enfouis dans ce destrier de métal : des pneus crevés sous la neige au Puy-en-Velay, un gros week-end de 2000 km pour le FIMU à Belfort, un combat contre des mobylettes pour le Festival Rock’n Solex à Rennes, un affrontement de gladiateurs dans la Phoce aux lions à l’Espace Julien de Marseille, ou encore une grande aventure d’une semaine dans le Mordor Lozérois. Les deux véhicules se toisent. Comme deux époques qui se confrontent, comme un signe pour nous faire mesurer tout le chemin parcouru.

Au moment de quitter le périphérique, nous ne nous doutons pas que l’Aveyron nous réserve encore bien des surprises… Le département se remémore surement nos précédents affrontements lors du Roots’Ergue et du Rastaf’Entray 2012, et prépare sa vengeance. Si de votre coté, vous ne vous remémorerez rien :

-Article du 21/05/12 : Péripéties Aveyronnaises
-Article du 27/10/12 : Interférences sur les ondes

Première halte, Aéroport Toulouse-Blagnac pour récupérer les potos des Dirty Honkers, en arrivage direct de Berlin, victimes des déboires de la SNCF sur la ligne Toulouse-Rodez. On charge leur matériel dans les camions et nous filons bon train sur l’A68. Nous dépassons Albi, la ville mère, et il commence déjà pleuvoir. C’est évidemment ce moment que choisi notre essuie-glace avant gauche pour se briser, manifestement mal fixé… Et la brume nous encercle déjà…
Nous l’échangeons avec celui de droite, pour gagner de la visibilité depuis le siège de conducteur. Mais rien à faire, il est mal fixé à sa base, et refuse d’opérer son maudit ballet de gauche à droite. Il va falloir regarder entre les gouttes du pare-brise pour avancer…

Nous franchissons le pont de Tanus et son vide béant, puis nous bifurquons de notre itinéraire pour rejoindre le centre équestre de La Mélonié, qui nous avait déjà accueilli pour le tournage de l’épisode 3. Les 3 allemands s’échangent un regard inquiet, perdus au beau milieu de la campagne française dans un camion hésitant, sans essuies glaces, dans la brume et sous une pluie battante… « Hey guys, what’s this? »
(Le monde à l’envers ou la charrette du 21ème siècle.)

 Nous trouvons la bonne clef, réparons le malencontreux et remettons le cap sur notre objectif : Luc-La-Primaube, évidemment toujours sous la pluie.

Arrivée sur le site, l’association 12touch nous met rapidement au chaud. L’accueil est chaleureux et bienveillant, et les loges nous invitent déjà au voyage…
Nous nous régalons des produit locaux, la 12touch sait soigner son accueil, à n’en pas douter.

Nous montons sur scène, l’esprit conquérant, devant une salle clairsemée. En même temps la capacité d’accueil de la salle est tellement immense qu’il faut faire beaucoup de bruit pour remplir l’espace! Petit à petit la température grimpe et nous faisons feu de tout bois. Les conditions techniques sont parfaites, ça aide à faire monter la mayonnaise!

Nous quittons la scène contents de nous, et la clameur semble continuer. Est ce la salle qui résonne ou est ce les gens qui s’égosillent vraiment? En tout cas il faut vérifier et nous terminons le spectacle par notre rappel maudit : France Express.

Les Jukebox champions enchaînent de leurs pads et programmations endiablés. Nous ne manquons pas de noter la superbe incursion de leur maitresse de cérémonie au chant pour sa première presta. Certains s’en rappelleront plus que d’autres… Puis c’est au tour des Dirty Honkers, manifestement rassurés d’être arrivés à bon port.  Certains d’entre nous viendront partager un petit bout d’improvisation sur scène en leur compagnie. C’est toujours l’occasion d’essayer un nouvel instrument…

La nuit est houleuse pour certains qui rentreront grâce aux navettes des bénévoles, laissant notre nouveau véhicule seul à la salle. Au petit matin, nous devons donc nous entasser dans notre viel ami rouge afin de rejoindre la salle depuis l’hôtel. Et évidemment l’Aveyron n’allait pas nous laisser partir comme ça….

11H30, barrage de police en plein milieu de nulle part. En sureffectif, nous devons évidemment nous arrêter pour passer à la caisse! Et l’addition est salée : dépassant 9, le nombre de personnes autorisées à être transportées par un Permis B, nous sommes catégorisés comme conduisant un véhicule de transport collectif sans permis. C’est pas beau ça? Notre infraction se classe donc au même rang qu’ Hanny D. (plus connu sous le pseudo de robin des bus) qui aura au moins eu le mérite, lui, d’arraché le toit de son bus avant de devoir sortir le chéquier.

Notre camion blanc rigole en voyant une partie du groupe arrivée à pied. Il nous l’avait bien dit de ne pas le laisser là tout seul!

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Un petit dimanche de presque repos et on redémarre : cap sur l’hôtel de région ce lundi 14 pour la soirée Internationale de La semaine de l’étudiant en compagnie de The Hot Dogz, formé des compéres de Billy Hornet et Scarecrow. Nous attendions sont discours avec impatience, mais malheureusement le président MALVY ne nous honorera pas de sa présence. Snif…

A notre entrée sur scène les presque 1000 personnes de la salle sont déjà chauffées à blanc. Ça saute ça danse, à droite à gauche de la scène et même sur le balcon! Impressionnant, les étudiants étrangers Toulousains s’en donnent à cœur joie, et nous aussi par la même occasion. Une belle soirée de plaisir partagé, vous avez fait trembler les murs de l’hôtel de région, et ça doit pas arriver tous les jours!

Un grand merci à tous pour un nouveau week end éprouvant! Immense chapeau à l’association 12touch pour l’accueil ce samedi. Malgré les coupes budgétaires, les intempéries, et les contrôles de police vous n’avez pas encore une fois pas lésiné sur les moyens concernant l’accueil du public et des artistes. Bravo pour l’épreuve de funambule! Merci à Guillaume pour l’invitation, Fabien et tous les bénévoles pour l’accueil. Une pensée spécial pour les cuisiniers, vous avez égaillé la soirée de nos estomacs! Et évidemment la bise aux Dirty Honkers pour cette aventure pas vraiment de tout repos…

On remercie aussi Zelda pour l’invitation Lundi. Belle initiative réunissant tous les étudiants étrangers de la région. Affluence record cette année. Un bisou à Thomas et Christelle à la régie, speedos et toute l’équipe d’audio-lum avec qui tout roule toujours comme sur des roulettes à la technique.

Quant à nous on ré-enfile les tenues de scènes sales du week-end et on part sans attendre sur le tournage des épisodes 4 et 5 de notre websérie. Il est temps de faire plus ample connaissance avec N°16…

La disparition de Supermax

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[Andy Hale – Soundtrack L.A. NOIRE]

Supermax, notre ingénieur du son, est aux abonnés absents ce week-end. Bizarre. Probablement encore un problème de cabine téléphonique.

(Lille quelques semaines plus tôt)

Nous nous interrogeons, dubitatifs… Qu’a t il bien pu lui arriver? Encore une sombre affaire à résoudre…

(Le colonel Moutarda Rama avec le chandelier dans le minibus?)

Sans attendre nous nous mettons sur sa piste. Dernière personne vue avec Supermax? Un étrange ami venu lui prêter main forte à la console le 27 septembre dernier à Roquettes, près de Toulouse. Il avait alors prétexté un problème physique pour faire passer son acolyte incognito. Étrange… Serait ce un subterfuge?
Nous remontons immédiatement la piste et débusquons rapidement le collègue sondier, Simon, d’un rouge éclatant, comme un clin d’œil au slip de son confrère…

(Non vous ne voyez pas double)

Nous séquestrons le témoin afin de l’interroger. Et surtout afin d’avoir un ingé son pour assurer les deux concerts du week-end, on ne perd pas le nord… Et en parlant de ne pas perdre le nord, nous décidons donc d’envisager notre seule suite possible pour retrouver Supermax : partir à l’exploration. L’enquête ne fait que commencer…

Départ pour le Salat’n co sous la pluie, ça nous rappelle la belle époque… Il pleut à grosses gouttes alors que nous zigzaguons sur les routes sinueuses de l’Ariège. La brume de ce frais week-end d’octobre flotte nonchalamment entre les conifères des flancs escarpés de la montagne. Ca sent l’automne à plein nez et ce n’est pas Marvik et sa station météo ambulante qui me diront le contraire.

A notre arrivée, le terrain du festival est bien détrempé, heureusement que les amphibiens de l’association Move’n Salat savent naviguer en eaux troubles… Nous nous abritons sous les chapiteaux du festival, dans la convivialité de nos chers ariégeois. Un lieu idéal pour l’interrogatoire. La pluie frappe toujours fort contre les bâches, nous en apprenons un peu plus sur le passé de Simon.

Il à l’air de connaitre Max depuis pas mal de temps. Y a quelque chose de louche, aurait il quelque chose à voir avec sa disparition? Une seule façon de le savoir, monter sur scène, et compter sur le public Ariégeois pour faire monter la pression.
Nous travaillons au corps tout le concert. Le public aussi. Mais Simon ne lâche rien, pas un mot, et envoie un prestation impeccable derrière la console. L’enquête s’annonce plus difficile que prévu. Mais demain s’annonce comme une dure journée, et la nuit porte conseil. Nous regagnons donc la ville mère dans la nuit.

Samedi. 8H. Toujours pas de nouvelles de Supermax. Simon est toujours attaché à l’arrière du Minibus et nous mettons le cap sur un rendez-vous tout particulier : le festival de l’université du Mirail (enfin!) :  Art’é Fac. Organisé par une belle brochette d’insubmersibles qu’on porte tous dans nos cœurs.

Clément, de son coté lui, songe déjà à la façon d’éclaircir ce mystère… Le soleil pointe un bout de son nez quand il veut, et nous préparons la scène de crime pour ce soir, en prenant toujours soin de faire évoluer notre témoin dans la boue pour le faire craquer.

Les préparatifs vont bon train. Tiens vous aussi vous venez de l’Ariège?

Le mystère reste entier. La complicité de Simon ne fait à présent plus aucun doute. Nous nous creusons les méninges, le temps presse.
Nous n’arriverons pas à résoudre cette énigme par la manière forte. Nous décidons donc de passer un marché avec l’énergumène à crête en jouant sur son péché mignon : le delay. Nous l’autoriserons à expérimenter l’effet en live sur les voix et instruments si il consent à nous livrer des informations sur Supermax. Il accepte, comme prévu. Le voici tombé dans notre piège…

Le Mirail gronde en cette fin de journée, petit à petit les festivaliers affluent sur le campus.
Les 22H arrivent vite. Il est l’heure de monter sur scène pour honorer notre part du marché.
Dès l’intro le public s’égosille à pleins poumons. Simon, lui, envoie des gros delays sur les caisses claires dub de Baba, puis sur les chants. Le Mirail est vraiment survolté et nous ne ratons pas l’occasion d’haranguer le public. L’ambiance est tropicale : chaud et humide. On sort ravis de la presta, nous venons d’envoyer un concert bien énergique, bien propre et bien groovy.

 Simon consent donc à nous révéler le fin mot de l’affaire : Supermax, suite à une exposition trop prolongée à sa Kryptonite, a du partir reprendre des forces dans son vaisseau mère, simulant sa propre disparition avec la complicité de son camarade.

Nous voilà rassurés avant de recharger le matériel de l’interrogatoire dans les camions.

Un très grand merci à toute l’équipe de l’asso Move’n Salat, ainsi qu’à tous les bénévoles du Festival Salat’n co. On a reçu un super accueil ce vendredi. Un bisou à Kate et Jo pour l’invitation. Un autre pour Hervé et Lolotte à l’accueil artiste, ainsi qu’à Juanito à la régie.Petite pensée pour le collègue de Bounce!!! qui continue son bonhomme de chemin sur les grosses scènes françaises.
Évidemment spéciale dédicace à toute l’équipe de l’association MIRAGE du foyer de géographie au Mirail, et à tous les bénévoles du Festival Arté’Fac : Jordan aux manettes, Aodren, Nina, Laurie, César, Emeline et tout ceux qu’on oublie… Un jolie succès pour un premier festival, et surtout une super ambiance sur place, la preuve en image. Vous savez à quoi on reconnait un festival bien organisé et bien convivial?

A la solitude des vigiles du site…
On se retrouve ce samedi 12 en compagnie des copains des Dirty Honkers, de Jukebox Champions et d’Hijo de la Cumbia à Luc-La primaube pour le festival Eklekzik.

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