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septembre 2013

Ville rose, Ville grise, Ville rouge

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Mardi 10, cap sur la capitale, incapables de capituler face à ce cap capital.


(Saxophonistes)

Le temps presse, et le cap capital s’annonce : il nous faut aujourd’hui confirmer les premiers exports du groupe à l’échelon national. Cap (moins capital celui là, si on a un GPS) sur Lille donc, en passant par Paris, puis par Bourges pour 5 jours sur la route. Nous quittons la ville rose pour la rouge en passant par la grise…

Tout le périple en vidéo monté à l’arraché en 30 minutes et condenser en 4. Enfin, quelque chose sans artifices, avec le son de la réalité derrière, une tentative de fuir la spectacularisation par l’intrusion, par le vrai moment. On aime pas ça, mais pour se renouveler, pour trouver une autre manière d’expliquer, de raconter, il faut parfois se confronter à des bouts de réalité nue. Ni stylé, ni classe, ni valorisant, celui ci sera au moins une tranche de vie presque authentique.

Un peu plus de 1900 kilomètres parcourus (à quand les 2000?), record battu.

Un grand merci à nos hôtes Lilloises pour la soirée, Damien et Benjamin (pas moins de 10 personnes dans 50m², encore un record battu). Ainsi qu’à Jérôme et Lucas pour l’accueil au Viziteur (sur une scène de 15m², toujours un record battu).(Lille)

Nous tenons solennellement (Ta taaaa) à remercier tout l’équipe de l’asso Emmetrop, pour l’accueil au Nadir, et à l’Antre-peaux. Tout était millimétré, y a du savoir-faire derrière. Super son dans la salle, super config lumière, hmmm c’est Léa qui s’est régalé. Chapeau bas messieurs et mesdames. Tout le complexe est juste envoutant. On l’oubliera pas de si tôt…

(L’Antre-peaux / La Friche)

Et en parlant d’oublier, on oublie évidemment pas les collègues des Dirty Honkers, la bise aux 3 illuminé(e)s, et on se donne rendez vous le 12 Octobre au Festival Eklekzik pour de nouvelles aventures. En attendant voici un aperçu de l’aventure partagée samedi dernier :

Rats des villes, rats des champs

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Vendredi 30 août, 11H RDV à notre QG de toujours, une certaine maison des alentours de barrières de Paris, Toulouse. Fourmis ou rats peu importe, nous nous activons comme de coutume dans un ballet de chargement maintenant bien rodé. L’organisation et l’enthousiasme sont là ; nous onze déjà enchantés par les perspectives du week-end. Et que dire de ce colosse jaune qui nous accompagne? « Toujours plus » pourrait être notre mot d’ordre c’est vrai mais Baba n’est-il pas allé un peu trop loin cette fois en ce qui concerne la location du véhicule ? Les vannes pleuvent évidemment et la silhouette de notre convoi prend une allure quasi circassienne. La fable n’est pas loin…

Comme à l’habitude notre ambition fait fi des kilomètres et c’est à 85 pauvres kilomètres/heure justement que nous roulons, ralentis par notre éléphant jaune du week-end. Nous irons à Montgaillard pour le festival Truca Taoules. Pas de doute la campagne est là, pour le meilleur et pour le pire. Nous autres rats des villes aimons à parcourir les territoires, émerveillés tout innocents que nous sommes par la nudité d’un champ, une chaine de montagnes à l’horizon ou encore par la majesté d’un ciel étoilé de campagne, loin des éclairages urbains. Merci Musique ! C’est sûr la campagne a du bon, les gourmands en attesteront…

Programme de ce soir : Papa Gahus, Azad Lab, Zenzile, Elisa do Brasil & Miss Trouble, et Quessada à l’inter-plateau. A Montgaillard et comme le veut la tradition, les tisserands tapent du point sur la table quand ils ont bien bu. Voilà pourquoi « truca taoules » et pourquoi fidèles qu’ils sont à la tradition, les ruraux de ce soir ont tapé des pieds et des mains pour chaque artiste présent pour l’occasion. On les remercie pour leur énergie, indispensable à notre survie dans ces allers et retours entre ville et campagne.

Quelques effluves nocturnes et une bonne nuit de sommeil plus tard nous voilà ce samedi 31, réunis devant notre hôtel, prêts au départ. Les mines qu’on aurait pu croire réjouies sont relativement ternes. Mais pourquoi ? Un mal étrange semble avoir sévi dans nos organismes depuis la veille. Barbouillés, courbaturés, pris de maux de tête intempestifs, nous sommes quasiment tous éprouvés. La belle campagne pyrénéenne aurait-elle eu raison de nos corps de citadins ? Nous aurait-on empoisonnés ? Le mystère reste total, le mal aussi… L’exploration est décidément la voie de tous les possibles.

Peu importe, si l’exploration appelle ses maux la scène appelle ses artistes, nous filons donc tout droit vers notre prochaine destination : Albi pour l’Urban festival. Le ton de ce soir est donné, il n’est on ne peut plus clair. L’esprit sera urbain ! Grosse symbolique pour nous que de jouer à Albi, ville de nos origines, devant nos proches et nos afficionados de toujours. La ville rivalise ici de bikers, skaters, danseurs, graffeurs et acteurs de la culture urbaine en tout genre se parant ainsi d’un faste dont elle seule connaît le secret. Elle s’est même joliment fleurie pour l’occasion…

23H30 il est l’heure ! Nous rats des villes accusons encore les maux de la veille mais le rdv est trop important pour le laisser aller à la dérobade. Nous montons sur scène, et la magie opère ! 1h de set et un rappel obligatoire pour un concert qui restera gravé. Il y a des fois comme celle là où l’on se sent invincible, et ça fait du bien. Merci à vous !

Une pensée pour les Billy Hornett qui auront mis le feu juste avant nous et ainsi préparé le terrain d’une remarquable manière.

On remercie toute l’organisation du festival Truca Taoules, les cuisiniers tout particulièrement, ainsi que nos hôtes albigeoises et avant tout l’association Pollux.

Rats des villes, rats des champs, nos maux perdurent mais nous guériront ! On se laisse une dizaine de jours de convalescence et on se retrouve à Lille, au Circus le 11 septembre pour tout faire péter (sans mauvais jeu de mots), ainsi que le 14 à Bourges en première des Dirty Honkers.

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