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mai 2013

72 heures dans la tête de Marvick

Ce week end enchainement de 3 concerts pour le collectif et plus de 2000 km avalés en 3 jours. Grosse sensations pour nous, malgré la pluie, la neige, la grêle, l’orage, le vent et les départs en pleine nuit!

Une démonstration claire valant souvent mieux que de long discours, nous vous proposons cette semaine de passer 72H dans la tête de notre monstruosité préférée, Marvick, pour vous résumer nos pérégrinations. (Musique et vidéo par Azad Lab)

Un grand Merci à Lisa, Marco et à toute l’équipe de l’Assolution. Grosse pensée pour Malika notre référente sur les 3 jours de FIMU, à Régine à la régie artistique, à tous les techniciens pour leur professionnalisme et leur enthousiasme vis à vis de notre performance scénique. Merci à Joséphine et Gérald pour la mise en ligne de la vidéo. Merci à toute l’équipe du FIMU et aux musiciens de toute l’Europe rencontrés sur place. La bise aux collègues de route de Tetra Hydro K et Billy Hornet. On se reverra surement bientôt.

Et bien évidemment notre plus grande gratitude à tous les festivaliers venus en masse découvrir le projet! Vous avez envoyé du rêve même sous la pluie!

On se retrouve la semaine prochaine pour la sortie de l’épisode 3, préparez vous à la Confrontation!

Les kilomètres du conteur

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2 Km : Les réverbères de Toulouse scintillent dans la nuit lorsque nous quittons la ville rose de très bonne heure ce jeudi 9 mai. Les quelques lumières de notre port d’attache s’éloignent au loin, alors que nous pensons déjà à l’ouragan qui se dessine devant nous : le mythique Rock’n Solex, en eaux territoriales rennaises.

325 Km : Petite pause sur la route, la pression monte, alors que le plus vieux festival étudiant de France, lui, ne demande pas son reste et fignole ses derniers détails sans se soucier de nous.

547 Km : Pour ne pas changer, nous avalons les kilomètres durant toute la matinée. Notre jauge d’essence, elle, reste mystérieusement bloquée au maximum pendant toute la durée du trajet. Les compteurs s’affolent.

La panne sèche nous pend au nez au fur et à mesure que nous nous engouffrons plus profondément dans les méandres du réseau autoroutier de l’ouest. Encore une fois, nos conditions de tournée sont rudes, mais quand on met les voiles pour la 46ème édition du festival et qu’on ouvre pour Groundation, Gramatik et Zenzile, ça aide à faire passer la pilule.

750 Km : A notre arrivée la scène est immense, et elle n’aura de cesse de grandir à mesure que la distance nous rapprochant de notre set s’amenuise. Les kilomètres c’est aussi dans la tête. Ce que nous prouverons tous les bretons de l’équipe du festival en nous réservant un accueil digne des plus grands. Et les plus grands, ils sont bien là, dans la loge d’à coté. Il va falloir se montrer à la hauteur ce soir, et faire honneur au savoir-faire toulousain et même français, face aux plus grosses locomotives mondiales du moment. A ce propos, notre Renault Master rouge, pourtant rallongé et rehaussé, ne fait pas le malin lorsqu’il se glisse sournoisement entre des tour-bus tous plus luxueux les uns que les autres pour décharger au pied de la scène, qui semble déjà avoir pris quelques mètres carrés lorsque nous foulons ses planches pour les balances.
753 Km : Léa à la lumière et Maxime au son affrontent leur plus grande scène à ce jour avec une pression non dissimulée, tapis dans l’ombre de leur console. Le festival est complet, les 4500 places sont vendues avant même l’ouverture, et il est l’heure pour nous d’attaquer les hostilités. La responsabilité d’ouvrir un festival est lourde, mais c’est le genre de gros challenge que nous adorons, et nous nous jetons sans attendre dans l’arène.

13 491 Km : Marvik et Walton cravachent énergiquement leurs instruments à cordes pour transformer la pression et l’envie en véritable invitation au voyage pendant l’introduction. On rame un peu techniquement  sur nos premiers morceaux décidemment ce set n’est pas fait pour être présenté à la lumière du jour ! Mais bientôt l’horizon s’assombrit devant la masse de festivaliers qui s’amasse tout contre la scène…
                
898 542 Km : Un gros Brain Drain et une incursion du rodent au micro plus tard, la prestation est dynamitée et le Solex s’emballe. Petit extrait en immersion :

753 Km : Retour à la réalité après une soirée de folie, nos yeux sont embués, et nos corps fatigués après à peine quelques heures de sommeil, et c’est au son des solex s’entrainant pour les courses de l’après midi que nous quittons le festival, en pensant déjà à notre retour en terres bretonnes.
Allez petite exclu, on a toujours pas annoncé la tournée d’été mais c’est pas grave : amis bretons on se retrouvera le 24 aout pour le festival Java dans les bois, à coté de Brest !

1500 Km : Un grand merci à  toute l’équipe du Festival, Baptiste aux manettes, Tune, Etienne à la régie technique, Louis notre gentil référent artiste, Groundation pour le soutien, toute l’équipe du plateau  son et lumière, Meta & the cornerstones  nos complices de backline, Manon pour le merchandising, tous les cuistos, Joséphine à la photo et évidemment à tous les explorateurs d’un soir venus en nombre pour l’évènement soutenir notre cause. Ca fait longtemps qu’on n’avait pas mis un album en ligne, préjudice réparé avec plus de photos dans notre rubrique photos.

La distance n’est rien de plus que la taille de l’appréhension qui nous sépare de nos rêves. Explorons ensemble pour abolir celle du compteur, même si celle du conteur restera ici toujours nécessaire…

Longue vie au Rock’n Solex, l’initiative est juste hors norme.

Sur le tournage de l’épisode 3

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La course contre le temps continue et nous voici sur le tournage de l’épisode 3 de notre websérie. Avant tout, proposons un petit rappel des faits :

Nous tournons depuis fin 2012 une série d’épisodes vidéos faisant évoluer l’univers de notre projet. Tournages et bandes originales sont réalisées par nos soins.

Episode 1 :
Azad Lab est un collectif d’explorateurs qui cherchent à comprendre le monde par l’expérimentation de sa découverte. Après s’être fait expulser de leur locaux par une usine s’appropriant les lieux, le collectif démoralisé par cette défaite, décide de changer de cap.

Episode 2 :
Ils vont alors veiller à la fabrication du sujet n°16 pour partir vers de nouveaux horizons, et organiser la destruction d’une partie de l’usine pour laver l’affront de leur expulsion.

Le style musical dans lequel évolue Azad Lab est complexe à définir compte tenu de la diversité des courant musicaux et des expérimentations proposés. Pour éclaircir cette définition nous avons fait le choix de diversifier nos supports pour que l’œuvre prenne sens dans un processus artistique plus global et pour approfondir son identité. Azad Lab grandit donc comme une hydre à plusieurs têtes, où des indices pour comprendre les intrigues de son monde sont disséminés à travers ses différentes facettes:
-Vidéos : Websérie / Workreport Résidence 2012
-Organisation de soirée : Gros succès avec D’ici mais d’ailleurs. On se retrouve courant décembre pour la seconde édition!
-Happening : Toulouse va bientôt découvrir N°16…
-Décors de scène et narration scénique : On vous laisse découvrir ça en live!
-Dessin et animation : Générique de la websérie
-Illustration et photo : Pochette d’EP, affiches…

Bref, mardi 30 avril nous mettons le cap sur Carmaux pour 2 jours de tournage.
Le centre de vacances équestres de La Mélonié nous accueille pour le séjour, sous des trombes d’eau, pour ne pas changer.
Le tournage est rude, l’humidité ronge nos peaux, la pluie menace notre matériel vidéo, le temps n’en fait qu’à sa tête, et nous transportons environ 50 kilos de matériel à travers les bois… Les bras de Baba et Clément s’en rappellent encore. Merci à Boubou pour l’assistanat cadrage.Tournage de nuit, debout avant le lever du soleil, marche forcée sur les sentiers boueux, nos corps sont mis à rude épreuve.
Le jeu en vaut il la chandelle? Nous suons corps et âmes du petit matin jusque tard dans la nuit, nous sommes toujours 11 musiciens bénévoles, et la lumière au bout du tunnel ne grandit pas assez vite pour nous. Mais nous nous acharnons à la tâche tant que l’alchimie est là, tant que l’exploration nous réserve encore bien des surprises…

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