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février 2013

La source

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23 Février. Albi.

Les flocons tombent du ciel. Pollux nous met au chaud. On révise un set improvisé pour l’occasion.

Ca va passer?

Oui?

Ou non?

 Les MERCIS :

David pour l’invitation. Toute l’équipe technique, Marc aux manettes, Xavier en façade, Guillaume aux retours, Gégé au plateau, et ceux qu’on oublie. Toute l’équipe de l’asso Pollux, Didier et José à l’accueil artiste, Nathan à la comm. The Banyans, The Skints Et évidemment le public Albigeois de la source pour avoir bravé la neige.

Direction les marmites pour une semaine de résidence à l’abri des regards dans l’arrière pays ariègeois. On prépare un spectacle bouillonnant, il est temps de retaper les murs du labo à grand coup de masse. On vous donne un petit avant goût d’ici peu.

D’ici là, silence radio.

Lauréats 2013 du tremplin Rock’n Solex

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6H00, jeudi 21 février, entre fatigue et excitation nous embarquons. 700 km à avaler dans la journée. Cap sur la Bretagne.

14H30, amarrage au diapason, Rennes nous accueille tout en faste et décontraction. Pour sa 46ème édition le festival à deux roues a sorti le grand jeu, et nous prenons très rapidement conscience du défi qui s’offre à nous : notre deuxième tremplin national et une salle de grande qualité. Merci au BDE de l’INSA et à la commission du tremplin pour l’invitation. Ainsi qu’à toute l’équipe du diapason pour l’accueil technique millimétré. Balances expédiées et nous gagnons nos chambres pour faire le vide avant la tempête. Un étrange sentiment semble accompagner nos ombres qui, à la sortie de la salle, surgissent d’un soleil radieux…

21H, Un repas dantesque plus tard, nous sommes dans les loges. Ce soir, interdit de nous dégonfler ou de caler sur la scène du solex. La pression monte très vite, très très vite, et très haut, très très haut. Au risque de se liquéfier.

23H, la machine démarre lentement mais surement, nous pilotons notre spectacle avec toute l’aisance et l’énergie que nous pouvons déployer, mais ce soir, pas de doute, c’est le public qui est derrière le guidon (et Margaux qui sauve le début de set).

1H30, l’étrangement grand Baptiste prend le micro pour l’annonce des résultats. La sentence tombe, et les Pénitents du droit chemin ne s’étaient pas trompés: les Bretons savent recevoir, et récompenser. Merci à toute l’équipe du jury pour l’opportunité que vous nous offrez, on travaillera à sa juste hauteur, promis.

Rendez vous donc, jeudi 9 mai en compagnie des plus grands pour le Festival Rock’n Solex, 46ème édition, on garde un œil sur la programmation. Merci à toute l’organisation et au public qui ce soir auront été extraordinairement incroyables.

12H, on reprend la route, demain direction la source à Albi, avec The Skints et les Banyans, salle des fêtes de Pratgraussals.

La phoce aux lions

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Samedi 16 Février 2013. Presque 15H30, nous glissons dans les couloirs autoroutiers de la périphérie de Marseille, et le monstre nous happe déjà de sa grande bouche. Les barres HLM côtoient les vieilles demeures abandonnées dans un étrange ballet et nous invitent insidieusement à venir saisir l’instant un peu plus au sud que chez nous. Notre géocroiseur rouge immatriculé 75 rigole de toutes ses dents d’acier devant les regards méfiants des vélodromo-convaincus qui nous dépassent. Quelques acrobaties routières plus tard, nous nous faufilons hors des derniers boyaux de la bête pour décharger à l’espace Julien, point névralgique du système.

Dès notre arrivée, nous prenons la mesure de l’impressionnant dispositif mis en place pour l’occasion, les hommes en bleu clair sont partout : temps de déchargement intégral du camion : 2min17. C’est un nouveau record, notre gratitude éternelle à toute l’équipe des Massiliades pour le coup de main. Balances expédiées grâce à un accueil technique rodé par les années d’expérience, ça fait plaisir à voir et à écouter. Nous montons respirer dans la bulle, ça gargouille dans l’estomac du monstre.

Mais nous ne sommes pas la seule bulle ce soir, et le sourire se lit sur nos visages lorsque nous apercevons au loin l’ombre de l’épouvantail pointer le bout de son chapeau de paille avec le soleil couchant. Les amis de Scarecrow sont déjà là, flottants dans le ventre de la cité phocéenne, prêts à faire résonner le savoir faire musical toulousain.

L’heure tourne, la tension monte rapidement, So?Mash! ouvre le bal. Puis nous partons à la rencontre des Marseillais. Dès « Ticket de métro », notre indéboulonable introduction, la sauce prend, l’audience se survolte en un éclair, y a de l’électricité dans l’air. Nous déroulons le spectacle, la salle réagit au quart de tour, c’est un régal. Le monstre gronde et l’ambiance nous laisse sans voix. Les 45 minutes de set semblent en faire 13. Mais ce bref épisode nous réjouit, il n’est pas si fréquent d’arriver à dompter nos 9 flux sans sacrifier de qualité technique pour la cohésion du tout au passage. Ca aide à faire passer tout le boulot qu’on avale en répète, et la digestion à Marseille, c’est important.

La locomotive Scarecrow saura surfer avec tout le professionnalisme qu’on lui connait sur une salle bouillonnante et Danger achèvera le travail tout en précision et en immersion.

Nous terminerons la nuit en compagnie des compères du blueshiphop, en passant  soigneusement par toutes les étapes du système digestif. Nous échouons dans l’antre salvatrice de Robin, aux manettes de la soirée. Chapeau l’artiste.

Immense merci à toute l’équipe des Massiliades, un accueil simplement royal, en espérant vous l’avoir suffisamment rendu. Grande mention également pour tous les techniciens de l’espace Julien, retours, plateau, son, lumière, Olivier aux manettes à la régie de la soirée. Et merci Marseille pour cet accueil dont on a encore du mal à se remettre. On revient quand tu veux !

On profite des dernières brises de l’air marin, on hisse les voiles, on empoigne le gouvernail et on se donne rendez vous jeudi prochain à Rennes au Diapason pour le tremplin Rock’n Solex et samedi à Albi, pour le Reggae Party week end, salle des fêtes de Pratgraussals, avec les Banyans et The Skints.

Boucle encore bouclée

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Un mois à quai. Préparation intensive des nouveaux morceaux, de l’enregistrement, puis du set live. Nous renouons avec la scène et son alpha, le public, pour une tournée 2013 qui s’annonce haletante!

Les retrouvailles se font à l’ICAM toulousain en ce vendredi 8 février, à domicile donc pour un redémarrage qui s’annonce depuis peu comme explosif. La distance qui nous sépare alors avec le festival n’est pas tant kilométrique que symbolique. Notre équipe d’explorateurs embarque à 23H pétantes pour un voyage scénique promettant une rencontre inattendue avec une audience bien endimanchée pour un vendredi. De tradition spartiate nous composons ce soir avec strass et paillette et ça fait des étincelles, grosse ambiance au pied de la scène!

Cette soirée aura été pour nous l’occasion de retrouver le public toulousain pour la première fois en 2013, et c’est avec un doux souvenir à l’esprit que nous quittons les lieux tard dans la nuit. Quelques heures de sommeil salvatrices pour les uns, moins pour les autres…

Nous laissons donc le tapis rouge Toulousain pour l’intimité des bois profonds du Gers et la chaleur de nos hôtes du soir à La Fenière. Douce ironie que de reprendre la saison 2013 après la trêve hivernale à l’endroit même ou nous avions fait notre rentrée après la trêve estivale en 2012. La boucle se boucle et s’ouvre sur un nouveau tour. Nous l’entamons donc avec un immense plaisir en compagnie de nos camarades de Scarecrow. Partageant déjà tous deux une collaboration  avec la mystérieuse Subsociety Groove, il semble que nous allons être amenés à partager un peu plus, en propageant la musique Toulousaine en leur compagnie au détour de nombreux plateaux cette année. On en reparle à Marseille samedi prochain, et on appelle le préparateur physique pour notre poulain Christophe. Les paris sont ouverts…

Belle énergie tout au long de la soirée, « presta presque propre » selon nos mots. La technique à La Fenière est juste impressionnante, l’équipe fonctionne anormalement bien. Retours impeccables pour nous sur scène, mixage en façade millimétré de Guy, et une prestation vraiment hallucinante de Mathieu à la lumière. On a encore du mal à s’en remettre.

Mais par dessus tout, nous soulignerons tous unanimement la très grosse performance de l’épouvantail Scarecrow pour illuminer la suite de la soirée. Le travail fourni est à la fois immense et minutieux, l’approche savoureusement originale, et la mise en œuvre scénique va en empailler plus d’un cette année! A voir de toute urgence prés de chez vous ici.

Un immense merci à Vincent et Patrick pour l’invitation à l’ICAM, chapeau bas de l’équipe pour l’organisation à toute épreuve. La même chose pour Guy, Mathieu et toute l’équipe technique de La Fenière qu’on espère revoir très bientôt… Le message subliminal est passé.

Rendez vous samedi prochain toujours avec Scarecrow, à Marseille, accompagnés du grand Danger et de SoMash pour les Massiliades à l’espace Julien.

20/20 – Mais peut mieux faire.

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